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Gaëlle, 53 ans © Capture d'écran du documentaire « Ménopausées »

« J’ai 53 ans, je ne suis pas à jeter » : sur France 2, ce soir, sept femmes racontent leur méno­pause

Avec le docu­men­taire Ménopausée, dif­fu­sé ce 29 sep­tembre dans l’émission Infrarouge, sur France 2, Blandine Grosjean et Joëlle Oosterlinck s’invitent dans l’intimité de sept femmes de 51 à 62 ans, qui parlent sans détour de leur méno­pause. 

Mise à jour : Voir le replay du docu­men­taire

« T’es plus une femme, t’es une vieille quoi. » Elles s’appellent Stéphanie, Marie-​Agnès, Fabienne, Gaëlle, Florentina, Catherine et Zahra. Pendant les cinquante-​deux minutes du docu­men­taire Ménopausées, elles racontent la tra­ver­sée de ce phé­no­mène natu­rel – mais ô com­bien bou­le­ver­sant dans la vie d’une femme – qu’est la méno­pause. Pas de psy, pas de méde­cin, pas d’expert dans ce film dif­fu­sé ce 29 sep­tembre sur France 2, écrit par la jour­na­liste Blandine Grosjean et réa­li­sé par Joëlle Oosterlinck. Pas un seul homme non plus. Seulement sept femmes entre 51 et 62 ans, d’origines et milieux sociaux divers, fil­mées en pleine nature, dans une forêt ombra­gée ou sur une plage bor­dée de falaises. Ces femmes dif­fé­rentes parlent d’une seule voix pour dénon­cer l’omerta et la honte qui planent autour de l’arrêt de leur fer­ti­li­té. Le constat est sans appel : toutes se sentent « vieilles et péri­mées », comme si dans notre socié­té patriar­cale, il ne pou­vait y avoir de méno­pause heu­reuse. « Voir les rides appa­raître sur une femme, c’est la pire des catas­trophes », confie Zahra, cachée par une cape­line bor­deaux.

Accompagnées par une musique ori­gi­nale d’Albin de la Simone, ces femmes se confient dans les moindres détails sur le dérè­gle­ment hor­mo­nal le plus impor­tant de leur vie. Tout est pas­sé au crible, de l’arrêt des règles aux séche­resses vagi­nales, en pas­sant par les bouf­fées de cha­leur et la prise de poids. Certaines en rient, comme Gaëlle, qui évoque à la camé­ra son his­toire d’amour avec son com­pa­gnon ren­con­tré à ce moment : « La méno­pause est arri­vée avec lui. On n’est pas dans le « wou­hou, alors ce soir ? », c’est plu­tôt « ce soir, je vais dor­mir dans le fri­go. » D’autres semblent davan­tage tou­chées, à l’image de Florentina, pour qui « c’est un point de tris­tesse de savoir qu’[elle] ne peu[t] plus avoir d’enfants, même si [elle] n’en a plus envie. C’est un regret irra­tion­nel. »

Lire aus­si : Dossier Ménopause, ces­sons de nous cacher

Pour Fabienne, Gaëlle, ou Marie-​Agnès, le tabou de la méno­pause est avant tout un pro­blème de socié­té. Alors en choi­sis­sant de « l’ouvrir grand et fort », elles s’adressent aux femmes, mais pas que. Ménopausée s’adresse éga­le­ment aux par­te­naires, aux enfants, aux ami·es et aux employeurs. Pour qu’ils com­prennent ce qui se passe dans le corps des femmes à ce moment-​là. Ce film est aus­si pour les filles et les jeunes femmes pas encore méno­pau­sées, pour que la petite musique « Ah… tu ver­ras, quand ça sera ton tour » cesse. Parce que même si ces femmes parlent de déprime, de colère, de soli­tude ou d’abandon, elles témoignent aus­si de l’apaisement et de l’équilibre qu’elles ont fina­le­ment trou­vé dans la deuxième moi­tié de leurs vies.

Ménopausées, de Blandine Grosjean et Joëlle Oosterlinck, le 29 sep­tembre à 23 h 10 dans Infrarouge, sur France 2.

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