Rebecca Solnit, l'inventrice du concept de mans­plai­ning, publie son autobiographie

Ce chant de colère paraît ce vendredi 18 février en France aux Éditions de l'Olivier.

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Rebecca Solnit © Adrian Mendoza

Avec son nouveau livre, Souvenirs de mon inexistence, l’activiste américaine Rebecca Solnit – inventrice du concept de mansplaining (Ces hommes qui m’expliquent la vie, paru en France en 2018) et autrice de livres militants sur l’art, la nature et les femmes – offre sa première autobiographie. Elle nous fait arpenter les sombres rues de sa mémoire, en s’arrêtant longuement dans le premier studio où elle a vécu. Ce moment où la jeune fille « marginale, maladroite et rêveuse » s’efforçait de s’ouvrir au « vaste monde » ; mais où on lui faisait comprendre qu’en tant que femme, elle ferait mieux de se taire ou d’accepter d’être harcelée et violée.

Comment Rebecca Solnit a-t-elle trouvé sa « voix » dans une société qui « préférait que les personnes de [son] espèce soient mortes ou silencieuses » ? Comment est-elle parvenue à l’utiliser, cette voix, jusqu’à devenir une porte-parole de l’espoir féministe et écologique dans le monde ? Tout en pudeur, dans une colère assumée qui monte crescendo comme un chant et divulgue des histoires d’autres femmes opprimées, elle nous raconte la marche initiatique qui l’a transformée en écrivaine. Poignant et galvanisant.

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Souvenirs de mon inexistence, de Rebecca Solnit, traduit de l’anglais (États-Unis) par Céline Leroy. Éditions de l’Olivier, 288 pages, 22 euros. Sortie le 18 février.

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