fbpx

Amanishakhéto, la guer­rière borgne qui fit trem­bler l’Empire romain

Parmi les femmes les plus puis­santes de l’Antiquité, on compte les can­daces. Ces reines ont gou­ver­né, il y a deux mille ans, en Nubie, le royaume de Koush, au nord du Soudan actuel. La plus connue est Amanishakhéto, aus­si sage que guerrière. 

stele of queen amanishakheto from naqa in modern day sudan. 1st century ce. state museum of egyptian art munch
Stèle repré­sen­tant la can­dace Amanishakhéto, au centre, au
Ier siècle avant notre ère. © Wikimedia

Les auteurs antiques les nomment can­daces, un titre qui pro­vient d’un terme nubien dési­gnant la mère d’un roi. Une can­dace était une régente un peu spé­ciale : quand le jeune roi attei­gnait l’âge adulte, elle conser­vait toute son auto­ri­té. Plusieurs se sont suc­cé­dé en Nubie, au Ier siècle avant notre ère et au Ier siècle de notre ère. Si bien qu’elles appa­raissent comme les grandes figures poli­tiques de l’époque. Les rois et princes qui se trou­vaient à leurs côtés ne semblent avoir joué qu’un rôle secon­daire. Beaucoup de zones d’ombre demeurent sur l’histoire des can­daces, car leur langue, le méroï­tique, a som­bré dans l’oubli depuis la fin de l’Antiquité et n’a tou­jours pas été déchiffrée.

Grâce aux recherches archéo­lo­giques, on en iden­ti­fie trois, qui se sont suc­cé­dé de mère en fille : Amanirenas, Amanishakhéto et Amanitoré. Elles[…]

La suite est réservée aux abonné·es.

identifiez-vous pour lire le contenu
Ou
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois
Partager
Articles liés
sharrock iraq flamingos hd 18 a

Irak : le vol sans retour des fla­mants roses

Au sud-est de Bagdad, dans la province marécageuse de Maysan, un important braconnage de cet échassier migrateur secoue une région marquée par les trafics et la pauvreté. Les autorités ne s’attaquent que timidement à cette activité illégale...