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@ Grand Angle Productions

Série docu­men­taire : un tour du monde capil­laire pour décou­vrir la culture d'un pays

Dans cette nou­velle série docu­men­taire dif­fu­sée sur France 5, Ambre Dupont, ancienne jour­na­liste, nous embarque dans un tour du monde capil­laire pour décou­vrir les dif­fé­rentes cultures des pays.

Découvrir la culture d’un pays par la coif­fure… est-​ce un peu tiré par les che­veux ? Pas du tout ! Preuve en est avec la série docu­men­taire Ambre coif­fure, le salon voya­geur, dif­fu­sée sur France 5. Ancienne jour­na­liste, Ambre Dupont a délais­sé les jour­naux et les sty­los pour manier les ciseaux et le sèche-​cheveux et deve­nir appren­tie coif­feuse. Pour l'occasion elle arpente les quatre coins du globe, afin de décou­vrir la culture des dif­fé­rents pays à tra­vers le che­veu. « Les che­veux et la façon de se coif­fer en disent long sur la culture d’un pays », résume Ambre Dupont dans l’introduction de la série.

Munie de sa valise jaune aux mul­tiples sti­ckers, conte­nant son salon de coif­fure ambu­lant, Ambre va sillon­ner l’Inde, le Brésil, le Kenya et la Corée du Sud. En quatre épi­sodes d’une cin­quan­taine de minutes, l’apprentie coif­feuse nous offre un véri­table tour du monde capil­laire où le che­veu pro­voque des ren­contres riches en émo­tion et en coup de ciseaux !

Parler du che­veu sous le spectre culturel

Équipée de tout son atti­rail, Ambre Dupont part d’abord à la décou­verte de l’Inde. Au fil des ren­contres, elle com­prend que, dans ce pays, les che­veux sont sacrés et que l’on ne les confie pas à n’importe qui. Là-​bas la plu­part des femmes ont les che­veux très longs, épais et soyeux tout comme les hommes de la com­mu­nau­té reli­gieuse sikh. Cinquième reli­gion au monde, le Sikhisme est une reli­gion mono­théiste appa­rue au XVIe siècle dans le nord-​ouest de l'Inde.

Pour les Sikhs, les che­veux longs relèvent du sacré et il est for­mel­le­ment inter­dit de les cou­per. Les hommes les cachent en public sous des tur­bans appe­lés Dastar, sym­bole de leur foi. Dans le plus grand temple sikh de New Delhi, Ambre Dupont fait la ren­contre de Hapi. Chez lui, il lui fait l’honneur de lui mon­trer ses longs che­veux et tous ses pro­duits capil­laires. Un moment unique et intime qu'Ambre reçoit comme cadeau. On appren­dra éga­le­ment que chez les Hindouistes, une femme aux che­veux long est un sym­bole de fécondité.

Affirmer son identité

Qu’ils soient courts, longs, cré­pus, bou­clés ou lisses, les che­veux sont une manière d’affirmer son iden­ti­té et d’exprimer une part de soi. De Rio de Janeiro à Salvador de Bahia en pas­sant par Belém, Ambre n’hésite pas à mettre les mains dans le che­veu : elle tresse les femmes, réa­lise un dégra­dé à un jeune homme d’une fave­la de Rio, mais est aus­si le témoin de moments de confi­dences très émou­vants. Lors de son pas­sage à Salvador de Bahia, ville répu­tée pour sa culture afro-​brésilienne, elle ren­contre Myledie, une coif­feuse aux che­veux fri­sés très volu­mi­neux spé­cia­liste des tresses africaines.

Alors qu’elle est en train de réa­li­ser une tresse nagô (natte col­lée), la jeune bré­si­lienne explique à Ambre la sym­bo­lique de cette coif­fure. Lors de la période de l’esclavage au Brésil, les tresses étaient uti­li­sées comme un moyen de sur­vie : les esclaves y glis­saient des graines de riz, et cachaient à tra­vers la forme des tresses le plan des routes pour s’évader. Aujourd’hui pour les per­sonnes noires, se faire des tresses au Brésil ou por­ter ses che­veux natu­rels est un acte fort. Comme l’explique Ambre, « C’est une manière de refu­ser le lis­sage, ce sté­réo­type de beau­té. » « Nous souf­frons encore des pré­ju­gés. Porter cette che­ve­lure [che­veux bou­clés, fri­sés et cré­pus, ndlr] c’est une ques­tion de résis­tance et de recon­nais­sance de nos racines », indique Myledie. Comprenez qu’au Brésil et ailleurs, le che­veu est politique.

Après l’Inde et le Brésil, Ambre nous emmène mar­di 22 août au Kenya et en Corée du Sud dif­fu­sion mar­di 22 août à 21h et 21h50 sur France 5. Les épi­sodes sont dis­po­nibles en replay sur France.tv.

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