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113 la grande muraille verte ∏ REDUX REA
Salumata Diallo arrose les semis qui seront plantés dans une parcelle contribuant au projet de la Grande Muraille verte, à Koyly-Alpha, au Sénégal. © Jan Hahn / Redux / Rea

Une muraille verte au secours du Sahel

Lancé au Sahel depuis treize ans et sou­te­nu par l’ONU, c’est l’un des pro­jets éco­los les plus ambi­tieux jamais entre­pris. Pourtant, la Grande Muraille verte est mécon­nue. Le docu­men­taire The Great Green Wall (avec Inna Modja !), au ciné­ma
à par­tir du 22 juin, sort enfin ce pro­jet fou de son ano­ny­mat. 

Voilà vingt-​sept ans qu’El Hadji cultive la terre à Khaye Daga (Sénégal). « Ce que les champs donnent aujourd’hui est très dif­fé­rent de ce que l’on récol­tait aupa­ra­vant », déplore-​t-​il, embru­mé par le nuage de sable qui s’envole lorsqu’il bêche le sol, tant il est sec. Alors, quand il bosse mal­gré tout, il fre­donne un air héri­té des ancêtres. Ça dit : « Courage, digni­té, estime de soi. »

Cette scène est l’un des ter­ribles tableaux de la déser­ti­fi­ca­tion que donne à voir The Great Green Wall, pré­sen­té à la Mostra de Venise en 2019 et sub­ven­tion­né par l’ONU. Incarné par la musi­cienne malienne Inna Modja, que l’on voit sillon­ner le Sahel dans un van à la ren­contre des popu­la­tions locales pour par­ler éco­lo­gie, il raconte ce pha­rao­nique pro­jet qui[…]

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