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Trotula di Ruggiero au centre. Illustration issue du "Medicina Antiqua : Codex Vindobensis 93". © Capture écran anecdotes-historiques.com

Trotula de Salerne : spé­cu­lum et fabliaux

Figure du Moyen Âge deve­nue sym­bole de l’invisibilisation des femmes dans l’histoire des sciences, Trotula de Salerne aurait été une brillante pro­fes­seure de méde­cine ita­lienne et l’autrice du pre­mier trai­té de gyné­co­lo­gie jamais écrit. Si la véri­té his­to­rique est cer­tai­ne­ment moins flam­boyante, la légende de Trotula, sans cesse ali­men­tée pour des rai­sons très dif­fé­rentes, a tra­ver­sé les siècles

Passez le nom de Trotula de Salerne dans la mou­li­nette de votre moteur de recherche et vous appren­drez que Trotula était une femme méde­cin et une chi­rur­gienne (ou une sage-​femme) qui a vécu au XIe siècle (ou serait-​ce au XIIe ?) dans le sud de l’Italie. Vous lirez qu’elle a écrit (ou pas) les plus impor­tants textes médié­vaux sur la gyné­co­lo­gie et ensei­gné (ou non) à la facul­té de méde­cine de l’école de Salerne, peut-​être même en tant que pro­fes­seure. Elle avait (peut-​être) un mari et des fils avec les­quels elle a col­la­bo­ré et rédi­gé une ency­clo­pé­die médi­cale (mais pas sûr). Ce qui est cer­tain, à pro­pos de Trotula, aus­si connue comme Trotula di Ruggiero, c’est qu’en déam­bu­lant dans Salerne, au sud de Naples, si vous avez la chance de vous y rendre, vous trou­ve­rez une rue qui porte son nom. C’est éga­le­ment le cas d’une cli­nique à Vienne, en Autriche. Et sa noto­rié­té dépasse lar­ge­ment les fron­tières de la vieille Europe. Elle est lit­té­ra­le­ment inter­pla­né­taire : une for­ma­tion géo­lo­gique en forme de cou­ronne sur la pla­nète Vénus a été bap­ti­sée “Trotula Corona” en son[…]

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