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Nantes : quatre étu­diantes portent plainte contre des poli­ciers pour attouchements

Vendredi der­nier, plu­sieurs étu­diantes ont por­té plainte contre des policier·es, les accu­sant de « gestes inap­pro­priés » à « carac­tère sexuel » lors d’un contrôle de police à Nantes, sur une cin­quan­taine d'étudiant·es, après une opé­ra­tion de blo­cage contre la réforme des retraites.

Quatre étu­diantes ont dépo­sé plainte contre des policier·es ce ven­dre­di 17 mars, après une opé­ra­tion de blo­cage contre la réforme des retraites, porte de La Chapelle, sur le péri­phé­rique nan­tais, qui avait eu lieu mar­di der­nier. Elles accusent les poli­ciers de contrôles « inap­pro­priés » et de gestes « à carac­tère sexuel », selon France Bleu Océan

Les étu­diantes affirment que leurs par­ties intimes ont été pal­pées lors du contrôle. « J'ai reçu dans mon cabi­net des jeunes femmes cho­quées par ce qui leur était arri­vé », explique à France Bleu Loire Océan Me Aurélie Rolland, avo­cate de deux des étu­diantes, toutes âgées d'une ving­taine d'années. L'avocate dépeint des jeunes femmes « sidé­rées par ces gestes extrê­me­ment inadap­tés » et « désor­mais stres­sées et anxieuses ». Dans une inter­view accor­dée à Médiapart, maître Aurélie Rolland décrit « des pal­pa­tions avec les mains à l’intérieur des sous-​vêtement » accom­pa­gnées « de pro­pos inadap­tés, insul­tants, humi­liants, dans un contexte de grande ten­sion ». Elle en pro­fite pour rap­pe­ler que la fouille au corps est stric­te­ment enca­drée par des articles du Code de la sécu­ri­té publique.

Des contrôles humiliants 

Maître Anne Bouillon, l'avocate des deux autres étu­diantes, fait état d’un contrôle humi­liant pour les vic­times. « Les gestes décrits sont inex­pli­cables, et on ne peut en aucun cas les rat­ta­cher à une opé­ra­tion de contrôle », ajoute-​t-​elle. Selon l’investigation menée par Médiapart sur l’affaire, les fouilles au corps étaient accom­pa­gnées de pro­pos tels que : « Faut que je fouille dans ta culotte », « T’es sale, ça me dégoûte, tu sens mau­vais » ou encore « Je vais te fouiller dans la chatte ».

La police conteste de son côté, et évoque de simples pal­pa­tions. Le pro­cu­reur de la République de Nantes a indi­qué que l'IGPN (Inspection géné­rale de la police natio­nale) a été sai­sie de cette affaire et qu'une enquête est en cours.

À lire aus­si I "Complément d’enquête" révèle que le patron du syn­di­cat alliance a fait réin­té­grer des agents radiés et condam­nés par la jus­tice pour violences

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