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« Les radi­ca­li­sés en pri­son ont regar­dé davan­tage de vidéos de déca­pi­ta­tion que de prêches reli­gieux »

Chaque mois, un cher­cheur, une cher­cheuse, nous raconte sa thèse sans jar­gon­ner. Sabine Riss, psy­cho­logue cli­ni­cienne, vient de sou­te­nir la sienne après avoir sui­vi en thé­ra­pie des dizaines de jeunes hommes déte­nus dans les pri­sons de la région mar­seillaise pour des faits de radi­ca­li­sa­tion.

CAUSETTE DJIHADISTES FINA L OK
© Grégoire Gicquel pour Causette

Causette : Comment a débu­té votre étude des per­sonnes pour­sui­vies et/​ou condam­nées pour déten­tion de vidéos ter­ro­ristes ?

Sabine Riss : Avant d’être cher­cheuse, je suis psy­cho­logue dans l’administration péni­ten­tiaire depuis sept ans. J’ai eu l’occasion de suivre des isla­mistes déte­nus dans les quar­tiers ultra sécu­ri­sés des pri­sons, condam­nés pour des faits de ter­ro­risme « clas­siques » : des finan­ceurs d’Al-Qaïda ou des anciens du Groupe isla­mique armé (GIA). Puis j’ai vu émer­ger, chez cer­tains déte­nus de droit com­mun, une fas­ci­na­tion pour Mohammed Merah et pour la force narra­tive de l’État isla­mique. En com­pa­rant ces expé­riences, j’ai consta­té que les déte­nus de droit com­mun sen­sibles à cette pro­pa­gande n’avaient stric­te­ment rien à voir avec les « terro­ristes clas­siques ». Ces der­niers font la démons­tra­tion d’une pen­sée très struc­tu­rée.[…]

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