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©Amanda Jones

Inégalité sala­riale : à par­tir de ce 3 novembre à 9h22, les Françaises tra­vaillent sym­bo­li­que­ment pour des prunes

Les Françaises ces­se­ront d’être sym­bo­li­que­ment rému­né­rées au-​delà de cette date jusqu’à la fin de l’année selon Les Glorieuses. Un écart sala­rial qui se creuse d’année en année, accen­tué en 2021 par la crise sanitaire.

Le 6 novembre à 15h35 en 2018, le 5 novembre à 16h47 en 2019, le 4 novembre à 16h16 en 2020. C’est un constat alar­mant que rap­porte, depuis 2016, le cal­cul annuel du col­lec­tif fémi­niste Les Glorieuses : la date sym­bo­lique recule année après année. 2021 n’échappant pas à la règle, c’est à par­tir de 9h22 ce mer­cre­di 3 novembre que les femmes fran­çaises tra­vaillent désor­mais pour des prunes et ce, jusqu’au 1er jan­vier.1L’inégalité sala­riale entre les femmes et les hommes en France ne cesse donc de se creu­ser – accen­tuée par la récente pan­dé­mie de Covid – puisqu’elle atteint désor­mais 16,5% tous postes confon­dus soit un point de plus qu’en 2020. À poste égal et com­pé­tences égales, l'écart est de 10%. Des chiffres alar­mants qui rap­pellent que l’égalité de rému­né­ra­tion entre les femmes et les hommes pour­tant ins­crite dans la loi depuis 1972 n’est tou­jours pas respectée.

« Des mesures doivent être mises en place dès aujourd’hui afin d’éviter d’attendre 2234 pour voir naître l’égalité sala­riale », a expri­mé dans un com­mu­ni­qué, l’économiste et fon­da­trice des Glorieuses, Rebecca Amsellem. Des actions pour com­bler cet écart peuventd’ailleurs « être appli­quées faci­le­ment et rapi­de­ment » selon l’économiste qui alerte les candidat·es à l’élection pré­si­den­tielle sur le sujet. Le col­lec­tif plaide notam­ment pour l’application du prin­cipe d’éga-conditionnalité qui per­met de condi­tion­ner l’accès aux mar­chés publics, l’obtention des sub­ven­tions publiques et celui des prêts garan­tis par l’État au res­pect de l’égalité sala­riale. En somme, les entre­prises doivent prou­ver qu’elles res­pectent l’égalité au sein de leur struc­ture pour y être éli­gible. Le col­lec­tif des Glorieuses pro­pose aus­si lare­va­lo­ri­sa­tion des salaires dans les emplois où les femmes sont les plus nom­breuses ou encore l’allongement du congé pater­ni­té à la même durée que le congé maternité.

Pour sou­te­nir le mou­ve­ment du #3Novembre9h22, vous pou­vez signer ici la péti­tion des Glorieuses com­po­sée des trois pro­po­si­tions de poli­tiques publiques des­ti­née aux candidat·es à l’élection présidentielle.

  1. La date et l’heure ont été cal­cu­lées à par­tir de sta­tis­tiques euro­péennes sur l’écart de salaire entre les femmes et les hommes en France.[]
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