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Enquêtes cri­mi­nelles : l’homme qui fai­sait vibrer les cadavres

Chaque mois, un cher­cheur, une cher­cheuse, nous raconte sa thèse sans jar­gon­ner. Pour aider la police dans l’ouverture d’une enquête cri­mi­nelle, Arthur Angermuller, doc­to­rant en génie élec­trique à CY Cergy Paris Université, étu­die une nou­velle méthode de data­tion des corps. Finie la chi­mie et bon­jour l’acoustique, ou quand les os vibrent sur des sons. 

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© Grégoire Gicquel pour Causette

Causette : Quelle est la pro­cé­dure actuelle de prise en charge des cadavres lors de crimes ? 
Arthur Angermuller : En moyenne, il y a une ving­taine de cadavres qui sont décou­verts chaque année en France et qui demandent à être datés pour des affaires cri­mi­nelles. La police va com­men­cer une enquête si le crime remonte à moins de vingt ans. S’il est supé­rieur à vingt ans, elle consi­dère qu’elle n’investiguera pas, car trop de temps s’est écou­lé. C’est ce qu’on appelle le délai de pres­crip­tion. Mon sujet de thèse s’intéresse au tout début d’une enquête : est-​ce que ça vaut le coup d’en ouvrir une et de cher­cher le meur­trier ou est-​ce qu’on la laisse de côté parce que le délai de pres­crip­tion est dépas­sé ?

Comment fonc­tionne la data­tion d’un corps actuel­le­ment ? 
A. A. : Un os[…]

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