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©Placide Babilon

Émoticônes, émo­ti­mots, les dou­dous de nos conver­sa­tions

Chaque mois, un cher­cheur, une cher­cheuse nous raconte sa thèse sans jar­gon­ner. Yosra Ghliss, lin­guiste, spé­cia­li­sée en « ana­lyse du dis­cours », s’est plon­gée dans nos his­to­riques WhatsApp pour étu­dier la manière dont on y exprime nos émo­tions. 

Causette : En quoi le conte­nu des mes­sages WhatsApp a‑t-​il inté­res­sé la lin­guiste que vous êtes ?
Yosra Ghliss : L’ancêtre des messa­geries ins­tan­ta­nées, c’est le SMS. Un outil tech­nique qui a été conçu pour faci­li­ter les trans­mis­sions ­d’informations concises et pré­cises. Or, assez rapi­de­ment, les uti­li­sa­trices et uti­li­sa­teurs s’en sont ser­vi pour autre chose : échan­ger des ­bana­li­tés. Pour rem­plir ce que les sciences ­lin­guis­tiques appellent la « fonc­tion pha­tique du lan­gage », soit le moyen dont des ­inter­lo­cu­teurs et inter­lo­cu­trices ­com­mu­niquent sans déli­vrer un mes­sage ou une infor­ma­tion à ­pro­pre­ment par­ler. 
Je me suis, pour ma part, inté­res­sée aux his­to­riques WhatsApp et à la façon dont les émo­tions étaient expri­mées dans les conver­sa­tions. Parce que cette appli est deve­nue la pre­mière[…]

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