Drague : les machos n'ont plus le mojo

Fervent lec­teur du Deuxième Sexe cherche ama­trice d’Angela Davis pour ren­contre et plus si affi­ni­tés.

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© Simon de Reyer

En plus d’éveiller les consciences au fléau des vio­lences sexuelles, le mou­ve­ment #MeToo a entraî­né dans son sillage l’élaboration d’une « nou­velle civi­li­té sexuelle », selon les mots de la socio­logue Irène Théry. Cela per­met­trait de réin­ven­ter les rap­ports amou­reux de manière res­pec­tueuse et inclu­sive, dans le meilleur des cas. Vraiment ? Comment les gar­çons décons­truits draguent-​ils aujourd’hui ? En quoi les cartes de la séduc­tion sont-​elles rebat­tues ? La révo­lu­tion fémi­niste est-​elle vrai­ment en marche sur le vaste « mar­ché de la drague » ? 

Du côté des gar­çons ini­tiés aux rudi­ments du fémi­nisme (sou­vent par des conjointes), la plu­part s’accordent sur un point : pour bien dra­guer, mieux vaut… ne rien faire ! Et par­ta­ger l’addition. Less is more, sur le modèle cana­dien ou scan­di­nave. Une atti­tude de « disem­po­werment » 1 qui per­met de contre­ve­nir au sché­ma écu­lé de la proie et du chas­seur, ou à celui de la « liber­té d’importuner ». Giuseppe, 33 ans, père céli­ba­taire d’une fillette de 5 ans, est for­mel : « Aujourd’hui, il faut vrai­ment lais­ser tom­ber le modèle de la che­va­le­rie et de Casanova, ce n’est plus du tout pos­sible. » Adrian, musi­cien cali­for­nien de 32 ans,[…]

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