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Bertrand Usclat par Manuel Braun

Bertrand Usclat, l'homme qui Broute la France

Il ne s’indigne pas des aber­ra­tions de l’époque : il en rigole. Qu’il se la joue star­tu­per dis­rup­tif, res­tau­ra­teur anti-​végan ou télé­tra­vailleur en grève, Bertrand Usclat nous fait rire de son humour grin­çant depuis près de trois ans dans Broute, sa paro­die de Brut. Mais qu’on ne s’y trompe pas : avec lui, l’humour, c’est du sérieux !

Avant de quit­ter les stu­dios de Canal+ pour ren­trer chez lui, à Paris, Bertrand Usclat s’enquiert de son plan­ning auprès de l’attachée de presse de la chaîne. Le len­de­main, il passe dans C à vous, sur France 5. « Je suis un peu stres­sé », confesse-​t-​il en enfi­lant son blou­son, un per­fec­to en cuir orné d’un pin’s paille­té. À 35 ans, le comé­dien est désor­mais une figure sinon connue, du moins fami­lière du grand public, qui l’a décou­vert dans Broute. Et qui se régale depuis bien­tôt trois ans de cette mini­sé­rie paro­dique, dans laquelle Bertrand Usclat bro­carde l’époque en se fai­sant tour à tour chauf­feur Ub’Air, entre­pre­neur dans les pompes funèbres ou coach Instagram. Des pas­tilles vite repé­rées par Canal+ – la chaîne pro­duit le pro­gramme depuis 2019 – qui génèrent plu­sieurs cen­taines de mil­liers de clics, jusqu’à dépas­ser assez régu­liè­re­ment le mil­lion de vues : bref, un car­ton. Et une belle recon­nais­sance pour celui qui a mis des années à s’autoriser à faire du théâtre.

Après le bac, c’est d’abord dans une double licence d’histoire et de sciences poli­tiques que se lance Bertrand Usclat. « C’était l’un des der­niers trucs où il res­tait de la place », se souvient-​il. Père ingé­nieur, mère dans la com­mu­ni­ca­tion, un frère aîné en pré­pa de maths : faute de savoir quelle est sa voie, il tente de « repous­ser au maxi­mum le choix de l’orientation ». Son ambi­tion d’alors, c’est sur­tout d’intégrer Sciences Po : « Je pas­sais le concours comme un taré, c’était une obses­sion. » Six ten­ta­tives, six échecs. « Plus que la fier­té de l’avoir, c’était la honte de ne pas y arri­ver qui m’animait. Une quête de recon­nais­sance sociale, un truc d’ego. Et puis j’avais l’impression qu’après Sciences Po tu pou­vais faire ce que tu vou­lais », confie celui qui a long­temps eu « peur de deve­nir idiot [s’il] arrê­tai[t] d’apprendre des choses ».

Le pas de côté, déjà…

À l’école, pour­tant, Bertrand[…]

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