fbpx
img 6937
© S.C.

À la manifestation parisienne de Youth for Climate, amertume autour de la future loi Climat

À l’appel de Youth For Climate, des manifestations contre le réchauffement climatique étaient organisées, partout en France ce vendredi. Dans les rues de Paris, ce sont des centaines de jeunes qui s’étaient donné rendez-​vous place du Panthéon, dans le Vème arrondissement. Causette s’est immiscée dans leur rang. 

C’est une habitude qu’on pensait emportée par le coronavirus. Celle des grèves mondiales pour le climat auxquelles participaient chaque vendredi des centaines de jeunes à travers le monde jusqu’en mars 2020. En ce vendredi 19 mars 2021, ils et elles étaient de retour. Et affichent leur déception quant au devenir des propositions de la Convention citoyenne pour le Climat, loin d’être finalement reprises « sans filtre » par le gouvernement dans son projet de loi Climat.

Preuve que la pandémie qui a mis le monde au ralenti n’a pas entaché leur détermination. Plus que jamais, un seul mot d’ordre : urgence climatique.

Juliette, 19 ans

étudiante en double master de politique de l’environnement

« J’étais très intéressée par la convention citoyenne pour le climat, qui n’a malheureusement presque rien donné. Je pensais venir à la prochaine manifestation le 28 mars organisée pour demander une vraie loi climat, mais avec les nouvelles mesures de confinement qui ont été annoncées hier, je pense que ce sera interdit. Et donc je pense que c’est important de venir, même si c’est un peu déprimant parce qu’on est genre moins nombreux que le nombre de camions de policiers. 
Si on compare la France aux autres pays européens, nos efforts sur le climat et la pollution chimique sont plus grands mais on ne peut pas s’en satisfaire. »

Flyn, 16 ans

élève en seconde

« Je suis là pour défendre le climat et mon futur parce que le premier va influer sur le deuxième. En fait ça l’influence déjà aujourd’hui. Il y a de plus en plus de catastrophes naturelles, on va finir par le payer. Par certains aspects, c’est déjà trop tard, on ne peut même pas aller en arrière. Même si on fait des petites choses ce ne sera pas suffisant.
C’est très bien de faire une convention pour le climat, mais je doute que le gouvernement applique vraiment ce qui a été décidé. Parfois, ça semble un peu comme une mesure pour la forme. » 

Calypso, 17 ans

élève en terminale

« Je pense que c’est une bonne idée de vouloir associer les citoyens au fait de prendre des décisions sur le climat parce qu’on y est confrontés tous les jours, donc il est normal que les décisions ne soient pas prisent seulement en haut. Mais pour quel résultat ? Quand on voit qu’il y a seulement 12 % des mesures de la convention citoyenne pour le climat qui sont actuellement discutées, ce n’est pas grand chose. Nous, on trie nos déchets, on fait ce qu’on peut, mais il faut les législations évoluent. »

Soraya, 18 ans

élève en terminale

« J’habite à Angers, c’est la première fois que je manifeste à Paris ! C’est un combat que je mène depuis longtemps, parce que c’est beaucoup trop important, surtout en ce moment. Là c’est l’urgence, on n’a pas le choix. Je comprends que la situation actuelle complique les choses, ce n’est peut-​être pas la priorité du gouvernement, mais ça devrait le rester parce que la pollution continue. Ce n’est pas parce que nous, on s’arrête un peu de vivre que ça compense avec l’état actuel de la planète. » 

Pour agrandir les images, cliquez dessus

La suite est réservée aux abonné·es.

 

identifiez-vous pour lire le contenu

Ou

Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois

Partager
Articles liés
black and white train on track

Faut-​il utiliser le terme « racisé·e » ?

Vous l’avez sans doute déjà lu dans Causette. Vous l’avez certainement entendu dans les débats sur le racisme. Depuis quelques années, l’expression « personnes racisées » a fait irruption pour désigner, pêle-​mêle, les personnes non...