fbpx

Les pauvres, cobayes idéaux des labos

Jill Fisher, chercheuse en médecine sociale à l’université de Caroline du Nord, aux États-​Unis, s’est immergée pendant trois ans dans le monde opaque et dérangeant des cobayes humains. Ces Américain·es qui testent, à haute dose, les médicaments avant qu’ils n’arrivent sur le marché. 

CAUSETTE COBAYES HUMAINS FINAL
© Illustration Grégoire Gicquel pour Causette

Causette : Strictement encadrées en Europe, ces pratiques sont dérégulées aux États-​Unis. Qui sont ces « loueurs de corps » et quelles sont leurs motivations ?

Jill Fisher : Pour l’étude, nous avons suivi avec mon équipe 180 volontaires américains, en bonne santé et de tout âge, à qui nous avons garanti un anonymat total. L’industrie pharmaceutique dépend d’individus comme eux pour tester les médicaments expérimentaux. La plupart d’entre eux étaient issus des minorités noires (40 % des participants) et hispaniques (21 %) du pays. La moitié des personnes que nous avons suivies n’avaient pas étudié au-​delà du baccalauréat. Le point commun des volontaires est la précarité et leur unique motivation, l’argent. Les[…]

La suite est réservée aux abonné·es.

 

identifiez-vous pour lire le contenu

Ou

Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois

Partager
Articles liés