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Hatshepsout, Madame le pha­raon

Rares sont les femmes à exer­cer un pou­voir poli­tique au début de l’Histoire de l’humanité. Hatshepsout, qui régna sur l’Égypte au XVe siècle avant notre ère, n’est pas la pre­mière reine connue*, mais la pre­mière à avoir lais­sé de nom­breux témoi­gnages de son influence.

tete d une statue se trouvant au temple d hatchepsout deir el bahari egypte
Tête d’Hatshepsout sur le site de Deir el-​Bahari, près de Thèbes.
© Wikipédia

Il est dif­fi­cile de rela­ter avec pré­ci­sion la vie d’Hatshepsout, car seules des bribes de sa car­rière sont connues. De plus, tous les docu­ments retrou­vés, sta­tues et ins­crip­tions, ont été réa­li­sés à sa demande et à sa gloire. Disons qu’on ne sait d’elle que ce qu’elle a bien vou­lu nous dire, à tra­vers sa pro­pa­gande. Voici donc ce que nous racontent ces sources. 

Hatshepsout est la fille ché­rie du pha­raon Thoutmosis Ier, dont on situe le règne aux alen­tours de –1504 à –1492 avant notre ère. Le sou­ve­rain, qui n’a pas de fils légi­time, la désigne comme son héri­tière avant sa mort. Elle pour­ra régner… mais avec celui qui sera son époux. Quand son père dis­pa­raît, l’adolescente âgée de 15 ou 16 ans monte donc sur le trône. Sa titu­la­ture, l’ensemble des noms par les­quels un ­pha­raon est dési­gné, la défi­nit comme la « Fille du Soleil », la « Souveraine des Deux Terres » (sui­vant l’expression dési­gnant l’Égypte comme un royaume double), ou encore l’« Aimée du dieu », c’est-à-dire Amon, pro­tec­teur de la dynas­tie pha­rao­nique. Comme elle doit avoir un roi à ses côtés, Hatshepsout épouse son demi-​frère, Thoutmosis II, fils illé­gi­time que son père a eu d’une concu­bine. 

Mais les deux membres du couple n’affichent pas du tout le même tem­pé­ra­ment. Hatshepsout, qui incarne la légi­ti­mi­té dynas­tique, va pro­fi­ter de son sta­tut et sur­tout de la fai­blesse de[…]

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