fbpx

Hors-​série n° 17, en mode récup

CAUSETTE HS17 COUV HD nocode

ÉDITO

Il faut 7 500 litres d’eau pour fabri­quer un seul jean, soit l’équivalent de l’eau bue par un être humain pen­dant sept ans.
C’est ce que nous révèle un rap­port des Nations unies en 2019 et ça n’est pas le seul chiffre qui fait dres­ser les che­veux sur la tête lorsqu’on se penche sur le domaine de l’industrie tex­tile et de la mode. Ces nombres désas­treux, on les doit prin­ci­pa­le­ment au sys­tème de la fast fashion, ces marques de vête­ments à bas prix qui mul­ti­plient les col­lec­tions et les modèles. En moyenne chaque année, 129 mil­liards de vête­ments sont mis en vente dans le monde. Des pièces fabri­quées à l’autre bout de la Terre, dans des condi­tions de tra­vail déplo­rables, par des employé·es réduit·es à l’état de quasi-​esclavage, comme le sont les Ouïgour·es, en Chine, pro­duc­trice de 20 % du coton uti­li­sé dans le monde.
L’industrie tex­tile, juteuse, ten­ta­cu­laire, dyna­mise l’éco­nomie des pays qui l’accueillent. Ainsi l’Éthiopie, qui, en 2019, a déci­dé de séduire les inves­tis­seurs en éta­blis­sant le salaire mini­mum à… 23 euros par mois *. Une somme bien au-​dessous du salaire vital.
Quant au bilan éco­lo­gique de la fast fashion, c’est peu dire qu’il est catas­tro­phique. Usage immo­dé­ré de l’eau, pol­lu­tion des nappes phréa­tiques, épan­dages d’insecticides dan­ge­reux, appau­vris­se­ment des sols et de la bio­di­ver­si­té.
Alors, que faire ? Boycotter ? Ça n’est pas la réponse, car bien des pays et des mil­lions de per­sonnes comptent sur l’économie et les emplois de l’industrie tex­tile.
Les solu­tions pérennes passent bien sûr par des déci­sions poli­tiques, par une inflexion de la socié­té vers la décrois­sance.
Celles que nous, nous pou­vons appli­quer, au quo­ti­dien, c’est d’abord essayer de consom­mer moins, sans conteste. Mais aus­si d’être vigilant·es sur les ori­gines de nos vête­ments pour for­cer les marques à prendre en compte nos exi­gences. C’est aus­si recou­rir à la récup, à l’upcycling, à l’échange. Sans oublier de revendre ou de don­ner ce qu’on n’utilise plus (même ce vieux tee-​shirt troué peut être recy­clé). Causette s’est retrous­sé les manches (repri­sées) pour vous dégot­ter des idées, des bons plans et des bonnes adresses. Un numé­ro à conser­ver, à par­ta­ger et pas à recycler !

Causette

* D’après le rap­port Made in Ethiopia : Challenges in the Garment Industry’s New Frontier, du Centre Stern pour les affaires et les droits de l’homme de l’université de New York (2019).

Rubi Pigeon 21 Preview HD A

Rubi Pigeon, reine de l’upcycling

Elle a 23 ans et une inven­ti­vi­té débor­dante. Avec ses créa­tions de vête­ments et ses conte­nus vidéo, Rubi Pigeon démo­cra­tise l’upcycling dans la mode, en toute simplicité. 
Lire l'article

En kiosques jusqu'au 8 décembre ou à l'achat en ligne par ici.

Partager
Articles liés
Causett e 103 COUV nocode

Magazine n° 103 – Septembre 2019

Ensemble, elles ont dégusté un gâteau d’anniversaire et soufflé les bougies. Il y avait des confettis, des tambours et des tenues bariolées. Des cris et de la joie. Rendez-vous compte. De la joie. Ce qu’elles fêtaient, le 17 août ? Leur premier mois...

CAUSETTE 122 COUV sansdos web

Magazine n° 123 – Juin 2021

Édito Le scan­dale de l’adoption en Éthiopie, que Causette vous révèle dans ce numé­ro (lire page 42)après plu­sieurs mois d’enquête ne fait mal­heu­reu­se­ment pas figure d’exception. Loin de là. Mais il est impor­tant de sou­le­ver tous les...

Causette HS9 COUV bd

30 his­toires de femmes infréquentables

Hors-​série n° 9 – Printemps 2019 ÉDITO Ça s’appelait le « Cabinet de curio­si­té ». Créée dans les pre­mières années de Causette, en 2011, cette rubrique ­far­fouillait dans les bro­cantes de ­l’Histoire, pour y dégot­ter des femmes aux...