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© Drifta Beatz / Wikimedia

Vague de slut-​shaming sur la man­ne­quin amé­ri­caine Emily Ratajkowski

L’actrice et man­ne­quin amé­ri­caine Emily Ratajkowski reçoit, depuis mer­cre­di soir, un tom­be­reau de com­men­taires sexistes pour avoir embras­sé le comé­dien fran­çais Stéphane Bak. Parce qu’en 2023, les femmes ne peuvent tou­jours pas vivre leur céli­bat librement.

Vous l’entendez cette sirène ? Non ? Mais si, celle de la police du slut-​shaming ! Cette der­nière s’est enflam­mée après la publi­ca­tion d’une pho­to­gra­phie de l’actrice et man­ne­quin amé­ri­caine Emily Ratajkowski, en train d’embrasser le comé­dien fran­çais Stéphane Bak, mer­cre­di soir, à Paris. Car encore une fois, même en 2023, une femme ne peut pas avoir une vie sen­ti­men­tale riche en prétendant·es sans faire les frais de l’opinion médi­sante et sexiste de Jean-​Michel-​Commente-​Tout (et, dans cer­tains cas, de Jeanne-Michelle-Commente-Tout). 

Il suf­fit de lire les com­men­taires sous les publi­ca­tions les concer­nant du tabloïd anglais The Daily Mail ou du média people amé­ri­cain JustJared pour s’en rendre compte : “Qui n’est-elle pas en train d’embrasser à ce stade ?”, “Tout le monde se l’est tapée”, “Je suis la seule per­sonne qu’elle n’ait pas encore embras­sée”, “Cette femme embrasse tou­jours quelqu’un de nou­veau”, “Une vraie porte à tam­bour”, “Elle ne peut pas s’arrêter”, “On l’a bala­dée de mec en mec”… Bref, le grand clas­sique : un homme qui couche avec tout le monde c’est un Don Juan, une fille qui en fait autant est une salope. 

L’année der­nière, Emily Ratajkowski avait divor­cé, après quatre ans de mariage, du pro­duc­teur Sebastian Bear-​McClard. Elle décla­rait alors au maga­zine Variety être “céli­ba­taire presque pour la pre­mière fois de [sa] vie” et avoir l’impression d’apprécier “cette liber­té de ne pas s’inquiéter de savoir com­ment [elle] allai[t] être per­çue”. Comme les acteurs amé­ri­cains Timothée Chalamet ou Jacob Elordi, qui ont mul­ti­plié les conquêtes ces der­nières années sans être inquié­tés, elle devait pen­ser avoir la liber­té d’embrasser qui elle veut sans se faire slut-​shamer. Mais c’est oublier que notre socié­té patriar­cale veille mal­heu­reu­se­ment au grain, refu­sant de voir des femmes faire preuve de liber­té et de puis­sance dans leur céli­bat. Combien de fois lui a‑t-​on prê­té une rela­tion amou­reuse avec un homme depuis l’année der­nière ? Combien de fois l’a‑t-on cri­ti­quée pour un bisou échan­gé en soi­rée ? Beaucoup trop de fois à notre goût. Et il est temps d’arrêter : “Girls just wan­na have fun” !

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