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© Capture d'écran Twitter

Quand Roméo Elvis est accu­sé d’agression sexuelle, c’est sa sœur Angèle qui prend !

Les miso­gynes, c’est au tou­pet qu’on les recon­naît. Mardi 8 sep­tembre, à la minute où une jeune femme affir­mait sur Instagram avoir subi une agres­sion sexuelle de la part du chan­teur Roméo Elvis et mon­trait des mes­sages de ce der­nier pré­sen­tant des excuses, de nom­breux inter­nautes ont, en toute logique, choi­si pour cible de leur lyn­chage public… Angèle et Lena Simonne, res­pec­ti­ve­ment sœur et com­pagne du rap­peur mis en cause. 

« On balance son quoi mais pas son frère ? #Angèle », twit­tait @Pitchotaro, en réfé­rence au tube de pop fémi­niste Balance ton quoi de la chan­teuse. « Bah balance ton quoi, connasse. Vas‑y, on te regarde », ren­ché­ris­sait @RaphJackAP. « Bizarrement angele la tchoin de com­pet ne réagit plus quand c’est romeo elvis, votre fémi­nisme à deux vitesse “gneu gneu ne pas dénon­cer c’est être com­plice” “gneu gneu la pré­somp­tion d’innocence ne doit pas exis­ter” », enfon­çait @EstevanRMD. 

À croire que, tapis dans l’ombre et pro­ba­ble­ment échau­dés par son coming out les­bien trans­pi­rant l’amour (on t’a vu, @2chox, qui qua­li­fie Angèle de « fémi­niste gen­der­fluid »), les mas­cu­li­nistes et autres miso­gynes n’attendaient que ça : l’occasion, même avec la plus immense mau­vaise foi, de taper sur la chan­teuse – et au pas­sage, se faire plai­sir niveau insultes crasses. Comme si Angèle avait été néces­sai­re­ment au cou­rant des faits repro­chés à son frère. Comme si être fémi­niste, c’était devoir por­ter le poids des (pré­su­mées) fautes de notre entou­rage mas­cu­lin et s’en excu­ser à leur place. 

Lena Simonne, man­ne­quin et com­pagne du chan­teur, a pris le même tarif sur le réseau social. « La go de Romo Elvis avait la main bien speed pour twee­ter sur Moha la squale, on attend la publi main­te­nant… ou alors elle va attendre la pré­somp­tion d’innocence la ? (sic) » a ain­si assé­né @_casa04. La veille, la jeune femme avait en effet relayé les témoi­gnages accu­sant cette fois le rap­peur Moha La Squale de vio­lences, agres­sions sexuelles et séques­tra­tion. 

Finalement, c’est tou­jours la même chose : les hommes demandent aux mères, sœurs, com­pagnes d’éduquer leurs congé­nères. Dans cette optique, toute vio­lence exer­cée par ces der­niers sur les pre­mières sera mise sur les épaules de celles qui « n’ont pas su tenir leurs hommes ». En bonnes sacri­fiées sécu­laires, elles pren­dront les balles à la place des pré­su­més cou­pables. Vous avez dit guerre des sexes ?

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