fbpx
111 quiches militant·es anti ivg americains confinement m. oswalt
© M. Oswalt

N’oubliez pas qu’il suf­fi­ra d’une crise…

Ce n’est cer­tai­ne­ment pas la pan­dé­mie mon­diale en cours qui vien­dra à bout de leur obses­sion ! Bravant les risques pour leur san­té autant que les arrê­tés Stay at home, des dizaines de militant·es anti-​IVG amé­ri­cains ont main­te­nu, dans plu­sieurs États, leur pied de grue tout en prières devant les centres de san­té repro­duc­tive pour empê­cher les femmes de recou­rir à l’avortement. « Prier est encore légal en ces temps de pan­dé­mie », argue Stephen Crampton, le bigot avo­cat de Thomas More Society, une asso­cia­tion active sur tous les fronts du « droit à la vie ». À la suite de l’arrestation de plu­sieurs militant·es pour non-​respect du confi­ne­ment, Thomas More Society a por­té plainte, le 2 avril, à l’encontre de Nancy Vaughan, maire de Greensboro (Caroline du Nord), en dégai­nant le sacro-​saint pre­mier amen­de­ment de la Constitution. « La police de Greensboro fait un mau­vais usage des mesures Stay at home pour entra­ver la liber­té d’expression et la liber­té d’exercice de la reli­gion », chouine Stephen Crampton. Même his­toire dans le Michigan, où une plainte a été dépo­sée direc­te­ment contre l’État.

Dans leur croi­sade, les militant·es de ces États peuvent bran­dir l’exemple du Texas, où le gou­ver­neur a pro­fi­té de la crise sani­taire pour ban­nir toute inter­rup­tion volon­taire de gros­sesse ne rele­vant pas de l’urgence médi­cale. « L’avortement n’est pas un ser­vice de san­té essen­tiel en ces temps de coro­na », appuie, le 15 avril dans un billet, la jour­na­liste texane Cynthia M. Allen et « fémi­niste » auto­pro­cla­mée. Le dan­ger avec les cons(ervateurs), c’est qu’ils se drapent dans des ori­peaux qui ne sont pas les leurs. 

Partager

Cet article vous a plu ? Et si vous vous abonniez ?

Chaque jour, nous explorons l’actualité pour vous apporter des expertises et des clés d’analyse. Notre mission est de vous proposer une information de qualité, engagée sur les sujets qui vous tiennent à cœur (féminismes, droits des femmes, justice sociale, écologie...), dans des formats multiples : reportages inédits, enquêtes exclusives, témoignages percutants, débats d’idées… 
Pour profiter de l’intégralité de nos contenus et faire vivre la presse engagée, abonnez-vous dès maintenant !  

 

Une autre manière de nous soutenir…. le don !

Afin de continuer à vous offrir un journalisme indépendant et de qualité, votre soutien financier nous permet de continuer à enquêter, à démêler et à interroger.
C’est aussi une grande aide pour le développement de notre transition digitale.
Chaque contribution, qu'elle soit grande ou petite, est précieuse. Vous pouvez soutenir Causette.fr en donnant à partir de 1 € .