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people dancing on stage
©Juliette F

La dépu­tée LR Annie Genevard serait-​elle la tatie cas­seuse d'ambiance à ne sur­tout pas invi­ter à votre mariage ?

Ne lui par­lez pas des dimanches à Bamako, jours de mariage, Annie Genevard déteste ça. Lors de l’examen du pro­jet de loi confor­tant le res­pect des prin­cipes de la République à l’Assemblée le 30 juin, la dépu­tée LR du Doubs défen­dait en effet un amen­de­ment visant à régle­men­ter la pré­sence de dra­peaux étran­gers lors des mariages civils. Elle regret­tait ain­si « que cer­taines familles fran­çaises ou non, au moment des mariages et par­fois même dans la salle des mariages, dans l’Hôtel de ville, ou sur la place de l’Hôtel de ville, bran­dissent des dra­peaux étran­gers. »

Et Annie Genevard ne s’est pas arrê­tée là. Elle déplo­rait éga­le­ment que ces familles « mani­festent par des danses ou des spec­tacles les tra­di­tions qui sont les leurs. » Selon la dépu­tée, « chaque fois que nous avons à faire à ce genre de situa­tions, ça sus­cite énor­mé­ment d’émoi dans la popu­la­tion. Ça insup­porte les gens. » « Ils y voient quelque chose qui fait un pied de nez à l’art d’être fran­çais », a‑t-​elle ajou­té.

Pour rap­pel, le pro­jet de loi débat­tu à l’Assemblée contient plu­sieurs mesures des­ti­nées à lut­ter contre le « sépa­ra­tisme ». D’ici, on ne voit pas bien le lien entre la bam­boche matri­mo­niale et « l'art d'être fran­çais ». Annie Genevard a ten­té de se rat­tra­per dès le len­de­main en affir­mant sur BFMTV n’avoir jamais vou­lu faire inter­dire les danses « mais les mani­fes­ta­tions com­mu­nau­ta­ristes dans la mai­rie ». Ah, voi­ci donc le lien que l’on cher­chait : être un bon répu­bli­cain le jour de ses noces, c'est rem­bal­ler ses ori­gines étran­gères sous peine d'être rapi­de­ment per­çu comme un sépa­ra­tiste sala­fiste en cos­tume trois pièces. Du miel pour le garde des Sceaux, Éric Dupond-​Moretti qui s'est réga­ler à répli­quer dans l'hémicycle que « [lui], quand [il] voit des gens dan­ser, ça [le] rend heu­reux ».

Si l’amendement défen­du par Annie Genevard a fina­le­ment – et heu­reu­se­ment – été reje­té, on n’a pas pu s’empêcher d’imaginer quelques ins­tants quel serait le mariage idéal selon Annie Genevard. Terminé donc le Madison, la danse du ventre, la Macarena, et autre valse vien­noise. Il ne vous res­te­ra que des danses patri­mo­niales au rang des­quelles la che­nille, les sar­dines et la danse des canards… et vos yeux pour pleu­rer.

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