Jenny, une amie qui vous veut du bien

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© Gros pour Causette

Un exemple de moment dont on se passerait bien ? « Quand ta mère t’appelle pour te dire que t’as reçu du courrier chez elle et que tu lui demandes de l’ouvrir, écrit une certaine Shea en novembre sur Twitter, et que tu passes la demi-​heure d’après à tenter de la convaincre que, non, tu n’es pas enceinte. » Comme elle, des centaines d’Américaines âgées de 25 à 30 ans ont reçu chez leurs parents, cet automne, une étrange carte de vœux pour une grossesse qui, la plupart du temps, n’existait pas. À l’intérieur, une certaine Jenny B, « tellement excitée pour vous » apporte ses « félicitations !!! » manuscrites. Mais – « Who the fuck is Jenny B ? » – aucune d’entre elles ne connaît de Jenny B. Encore moins une Jenny B qui serait prête à glisser dans son courrier des coupons cadeaux d’une valeur de 245 dollars (220 euros) pour des « machins de bébé », comme l’indique une autre destinataire pas du tout emballée.
Après une rapide enquête collective des internautes et de la presse, le pot aux roses est révélé : l’intrusive Jenny B à l’origine de nombreux quiproquos et prises de tête entre ces femmes et leurs parents est Jenny Bosco, une entrepreneuse de l’Utah spécialisée dans la vente en gros de produits de maternité. Sur le site de sa boîte, Mothers Lounge, elle est présentée « par ses employés parce qu’elle n’aime pas se mettre en avant » : « Bien que Jenny soit actuellement une mère au foyer à temps plein de cinq enfants, elle est connue pour passer quarante heures ou plus par semaine à travailler et à améliorer ses nombreuses filiales derrière Mothers Lounge. » Facile, quand on a les super pouvoirs de demi-​déesse de Jenny B pour dégoter un fichier marketing répertoriant les femmes en âge d’enfanter. Et laquelle de ces femmes oserait rêver d’un autre destin que celui merveilleux de Jenny B ?

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