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© Gros pour Causette

Cours « d’adulting », option pigeon

Cette année encore, la prestigieuse université de Berkeley (Californie) a pris une longueur d’avance sur les autres facs. Dans la catégorie « à la pointe », elle propose désormais des cours d’« adulting ». Un enseignement visant à « explorer les dimensions qui aident à devenir un adulte avec succès », comme « payer ses impôts, trouver un logement » ou « développer de bonnes habitudes ». Le créneau comble manifestement un sérieux manque puisque le cours est déjà complet et qu’une « adulting school » vient également d’ouvrir à Portland (Oregon). On y enseigne des compétences concrètes, comme « trouver de la force dans sa vulnérabilité et prospérer », mais aussi d’utiles conseils que l’on n’apprend pas à l’école, du genre « sortir vite de la dette ». Pas bête, dans un pays où la fac publique coûte 18 000 euros par an en moyenne…

Plus fun que les parcours classiques de biologie ou de philo, on peut aussi se former à « naviguer autour du corps féminin comme un pro », avec le cours « Guide pour devenir une légende au lit », destiné aux hommes. Comptez 95 euros pour soixante-​quatre sessions (des podcasts en ligne…). Pas de stress de l’échec pour les novices : aucune évaluation n’est prévue. Berkeley, elle, mise sur des « discussions », un exposé et une dissert autour des « concepts d’adultes ». Faire de ses citoyen·nes des personnes responsables quand tout le monde se surnomme « junior » et que 30 % des adultes du pays possèdent une arme est un défi que seule l’Amérique peut relever. 

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