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GOYA TRUMP
© compte Instagram de Donald Trump

C’est la fin des hari­cots

Le cuis­to de la Maison-​Blanche peut prendre sa retraite, Donald Trump mange du Goya. Tout sou­rire et pouces levés der­rière des boîtes de conserve et des paquets de gâteau, l’agent orange a posé pour la pos­té­ri­té der­rière le Bureau ovale ce 16 juillet. Tout débute la semaine der­nière lorsque, reçu à la Maison-​Blanche, le PDG de la marque ali­men­taire Goya, très pri­sée de la com­mu­nau­té latino-​américaine déclare que les États-​Unis étaient « vrai­ment bénis » d’avoir « un diri­geant comme Donald Trump, qui est un bâtis­seur ». Les louanges de Robert Unanue passent rapi­de­ment très mal auprès de la com­mu­nau­té latine, laquelle décide alors de boy­cot­ter la marque.

L’histoire aurait pu s’arrêter là (et on aurait pré­fé­ré) mais c’était sans comp­ter la famille Trump et son besoin de briller. Tels les der­niers influen­ceurs à la mode, Ivanka a dégai­né la pre­mière, avec une réclame tout droit venue d’un livre de cui­sine des années 80. Chemisier chic et sou­rire ultra bright, la fille du pré­sident affiche un grand sou­rire et une boite de hari­cot dans une main accom­pa­gné d’un slo­gan en anglais et espa­gnol : « Si c’est Goya, c’est que c’est bon ! » On pro­po­se­rait presque à la conseillère de son pré­sident de père un par­te­na­riat. Suivie de près par son frère, Donald Trump Jr qui vante le « super » repas cui­si­né avec « beau­coup de pro­duits Goya » sur Instagram. Trump apporte la touche finale à cette cam­pagne publi­ci­taire en posant donc par­mi les den­rées bon mar­ché.

Pas de bol pour Mister President, qui a oublié que selon les règles de la Maison-​Blanche, un employé ne doit pas uti­li­ser son poste public pour le sou­tien d'un quel­conque pro­duit, ser­vice ou entre­prise. Cette énième polé­mique aurait pu nous esquis­ser un sou­rire, si on ne pen­sait pas à la poli­tique migra­toire ô com­bien répres­sive menée par Donald Trump envers les Mexicains. Amusant, cet engoue­ment du pré­sident pour la nour­ri­ture his­pa­nique quand il leur affir­mait pas plus tard que l’année der­nière « notre pays est com­plet, rebrous­sez che­min ». Les hari­cots ont sou­dain un goût amer.

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