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Edito du numéro #32 Février 2013

« Vous étiez parfaite jusqu’à cette histoire de tampon qui coince. »

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Je me souviens de ce jour où, main dans la main avec l’homme qui partageait ma vie depuis quelques semaines à peine, je suis passée devant cette affiche vantant les mérites d’un tampon révolutionnaire qui ne se met jamais de travers. Il m’a regardée, a relu le slogan, m’a re-regardée… et a souri. Moi : « Mais j’te juuuure que ça m’est jamais arrivé ! » Il a eu l’air de me croire, mais voilà : il n’a pas pu s’empêcher d’imaginer la scène, l’enfoiré. Ça s’est vu. À ce moment, j’ai entendu dans mon crâne la phrase mythique « C’est un truc de filles ! », qu’on claque au nez de ces messieurs pour mieux séquestrer, entre soeurs, les petites choses pas très romantiques qui ponctuent la vie de notre corps. Et j’ai compris qu’on ne séquestrait plus rien du tout. C’est dégueulasse de nous faire ça. Et si injuste. Imaginez un peu la tête de mon brun ténébreux si, alors qu’il était en train de me faire le coup du regard-braiseux-et-sourire-en-coincoquin devant un verre de whisky sec bien viril, la radio du bar lâchait sans prévenir : « Gland malodorant ? Fini les scandales conjugaux, avec Puriglan ! » L’intimité, normalement, c’est ce qui reste quand tout le monde est parti. Le problème pour nous, c’est qu’entre l’avortement, le débat sur la PMA, la contraception, nos mille sécheresses et autres prétendus besoins de toilette « intime », l’intérieur du corps féminin est en permanence investigué par l’oeil public. Et que l’inégalité est aussi là. Que le sort fait au corps des femmes soit un enjeu politique, ça, c’est pas un scoop, mais qu’on affiche mon intimité et ses petits soucis partout et tout le temps, j’en ai ras la serviette ! La solution ? Et si on revendiquait l’égalité par le bas ? Vive Puriglan ! Que les agences de com se mettent vite à identifier tout ce que les hommes cherchent à nous cacher et le balancent enfin à la télé et sur les bus ! Éjaculation précoce ? Ah ah ! Démangeaisons intimes ? Ah ah ah ! Voilà où ça me mène, ces indiscrétions répétées, je deviens vile. Mais, mon pauvre chouchou, c’est parce que je t’aime que je veux rire de tes petits secrets. Et un peu pour que tu saches ce que ça fait !

 

Causette

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