La cabine d'effeuillage Publié le 27 Octobre 2014 par Philippe Ridou

Décodeur public numéro un Franck Lepage

blog post image

Révolutionnaire. C’est sans doute le qualificatif qui colle le mieux à Franck Lepage, ce lanceur de pavés dans les mares. Militant de l’éducation populaire, il dézingue la “culture avec un grand cul” dans ses conférences gesticulées, concept hybride entre spectacle et soirée-débat, qui font le plein.

Regard clair, poignée de main solide, tenue décontrac- tée, Franck Lepage manie le verbe sans langue de bois. « Un journal m’a qualifié de Coluche bourdieu- sien, cela m’a vexé... j’aurais préféré Bourdieu coluchien », tout en avouant son côté cabotin. Son sourire rappelle celui, insolent et jubilatoire, de Cohn-Bendit face au CRS de Mai 68. Sa confrontation à lui avec l’ordre républicain remonte à 1970. Il a alors 16 ans. Contre l’avis de sa mère, il va voir Woodstock au cinéma. Le film galvanise les specta- teurs, ça danse, ça chante, ça réduit les sièges en miettes. La sortie se fait entre deux rangées de CRS. Un choc : « Là, j’ai pris conscience que j’avais une famille politique, et c’est à partir de ce jour que je me suis laissé pousser les cheveux. » À 60 ans, il est toujours coiffé comme Iggy Pop.

 

... La suite dans Causette #50.

Publié le 27 Octobre 2014
Auteur : Philippe Ridou | Photo : Oan KiM/agence Myop pour Causette
2285 vues | 0 commentaire

Déposez votre commentaire
J'aime Causette