Culture Publié le 29 Septembre 2014 par Carine Roy

Squaws : amères Indiennes Livres

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Pour l’écrivain, réalisateur et ethnologue Patrick Deval, les Amérindiennes sont les grandes oubliées des États-Unis. Les militantes féministes d’aujourd’hui sont pourtant leurs héritières. Dans son passionnant essai intitulé “Squaws, la mémoire oubliée”, à paraître le 8 octobre, il rétablit quelques vérités et leur rend hommage. Le mythe de Pocahontas en prend un sérieux coup.

La squaw inculte, soumise et séductrice, cette image entretenue par le folklore américain, on la connaît bien, hélas. Elle sévissait à l’époque de ces impensables zoos et spectacles humains, dans lesquels des peuples exterminés étaient exhibés chez Barnum et Buffalo Bill avec son Wild West Show. En 1905, sa cavalerie parada avec des tribus indiennes au pied de la tour Eiffel devant trois millions de Parisiens. Patrick Deval, auteur de Squaws, la mémoire oubliée, est catégorique : « C’est Hollywood qui écrit l’histoire de l’Amérique, cela a toujours été et cela continue. Jusqu’à l’Irak aujourd’hui. Heureusement, la figure de la squaw a évolué avec Little Big Man et Danse avec les loups, on y montre la logique, la noblesse d’âme des tribus. » Souvenons-nous de la jeune actrice indienne Sacheen Littlefeather, qui, en 1973, vêtue de sa tenue apache, vint chercher à la place de Marlon Brando l’oscar du meilleur acteur pour son rôle dans Le Parrain. Brando dénonçait ainsi le traitement raciste infligé par Hollywood aux Amérindiens.

 

... La suite dans Causette #49.

Publié le 29 Septembre 2014
Auteur : Carine Roy | Photo : Edward S. Curtis
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