La Grande Interview Publié le 29 Septembre 2014 par Propos recueillis par Juliette Plagnet et Liliane Roudière

"Il ne suffit pas de connaître l'autre, mais de le reconnaître" Magali Bouchon, anthropologue tout-terrain

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Cette jeune femme de 36 ans est salariée depuis 2008 de Médecins du monde. Sa mission ? Améliorer la qualité des actions de l’ONG. Sa méthode ? Trouver des solutions en collaboration avec les populations concernées, plutôt que d’invoquer des résistances culturelles dès qu’un programme n’est pas efficace. Rencontre avec une des pionnières de la “santé communautaire”.

Causette : En quoi consiste le travail d’une anthropologue au sein d’une ONG ?

 

Magali Bouchon : L’anthropologie, c’est l’étude de l’homme. Ça correspond à un ensemble très vaste de disciplines, de la paléontologie jusqu’à l’étude des organisations sociales. C’est pour moi la parfaite synthèse des sciences humaines et des sciences naturelles. Et l’anthropologie que je pratique à Médecins du monde, c’est une anthropologie sociale, spécifique à la thématique de la santé, et appliquée au champ de l’aide humanitaire. Ma mission, en tant que responsable du projet sur les déterminants socioculturels de l’accès aux soins, est d’améliorer la qualité des programmes humanitaires. Avant une mission ou à son commencement, je vais sur place faire une analyse de contexte et discuter avec les populations afin que notre action soit le plus adaptée possible au terrain. Il y a aussi une démarche de formation très importante : j’ai systématisé une méthode que je décris dans des guides destinés au personnel soignant se rendant sur le terrain. L’idée, c’est que les équipes sachent recueillir les informations pour que l’ONG n’ait plus besoin de faire appel à des anthropologues au coup par coup.

 

... La suite dans Causette #49.

Publié le 29 Septembre 2014
Auteur : Propos recueillis par Juliette Plagnet et Liliane Roudière | Photo : Anne Leroy pour Causette
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