CABINET DE CURIOSITE Publié le 26 Août 2014 par Audrey Lebel

Marie Curie, une poilue au secours des gueules cassées France, XXe siècle

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Lors de la Première Guerre mondiale, elles ont été des centaines de milliers à participer, dans l’ombre, à l’effort national. Ouvrières, infirmières, espionnes, ambulancières… autant de femmes sans qui la victoire de la France n’aurait peut-être pas été assurée. Parmi elles, Marie Curie, Prix Nobel à deux reprises, en physique et en chimie, prend l’initiative de créer les services radiologiques de l’armée. Une révolution.

Au moment du déclenchement de la guerre de 14-18, Marie Curie est persuadée que le conflit sera long et meurtrier, en raison des armements modernes. À l’époque, elle est professeure à la faculté des sciences de la Sorbonne, université où elle a suivi ses études de physique, après avoir quitté sa Pologne natale en 1891. Elle est aussi et surtout la première et la seule femme à avoir obtenu deux prix Nobel dans des domaines distincts.

 

Le premier, en physique, lui a été décerné (ainsi qu’à son mari, Pierre) en 1903 pour ses travaux sur la radioactivité. Le second, en chimie, en 1911, pour la découverte du radium et du polonium. Grâce à ses recherches, Marie Curie sait qu’elle tient entre ses mains un moyen révolutionnaire d’explorer le corps humain et de repérer les projectiles qui peuvent s’y loger. Une pépite en temps de guerre. Son plan ? Pour sauver un maximum de poilus sur le front, elle décide de constituer une flottille de voitures équipées d’un appareil Roentgen – du nom du physicien allemand Wilhelm Roentgen, qui a découvert les rayons X en 1895 – et d’une dynamo.

La suite dans Causette #48.

Publié le 26 Août 2014
Auteur : Audrey Lebel | Photo : Science photo library / AKG-images
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