Politique Publié le 26 Août 2014 par Dorothée Moisan

Femme d’Intérieur Marie-France Monéger-Guyomarc’h

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Femme d’abord. Flic surtout. Depuis 2012, elle est la patronne des « boeuf-carottes ». Mais qui connaît Marie-France Monéger-Guyomarc’h ? Aussi pétulante que chevronnée, la directrice de la police des polices mérite le détour. Championne de la parité dans un ministère dopé à la testostérone, elle préside depuis un an l’association Femmes de l’Intérieur, dont l’objectif est de lutter contre les préjugés sexistes. Pour “Causette”, elle a accepté d’être placée en garde à vue. Elle en est ressortie libre. Et souriante.

À 57 ans, Marie-France Monéger- Guyomarc’h se dit fière d’avoir eu « ce parcours très diversifié, qui n’est pas si courant que ça dans la maison ». Et quand on lui pose la question cliché « Ce n’est pas trop difficile lorsqu’on est mère de deux enfants ? » elle répond : « J’ai eu la chance d’avoir un mari qui a toujours partagé les tâches équitablement. » Trente-six ans de police ont permis à cette femme dynamique de prendre conscience de la permanence des stéréotypes sexistes dans un ministère essentiellement masculin. Elle a ainsi pu remarquer que, paradoxalement, les femmes elles-mêmes en sont souvent les avocates les plus zélées. Sourire en coin. Elle se souvient : « Alors que j’étais jury dans un concours, j’ai vu arriver une femme avec une jupe fendue. Je n’ai pu m’empêcher de lui faire une réflexion… Elle m’a répondu. Elle a bien fait. »

 

Aux médailles honorifiques, képis et autres casques d’intervention qu’on retrouve fréquemment dans les bureaux de flics, la cheffe de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) préfère les orchidées, les bonsaïs et la musique classique, qui infuse à toute heure dans son bureau de la place Beauvau. Si vous passez à la nuit tombée, alors peut-être entendrez‑vous filtrer sous la porte la pop irlandaise des Corrs, « plus tonique » pour potasser les piles de dossiers qui s’accumulent sur son bureau. Depuis quinze ans, c’est le regard pénétrant d’un Touareg – vestige d’un calendrier Géo dont elle n’a jamais eu le courage de se défaire – qui la couve et l'inspire.

La suite dans Causette #48.

Publié le 26 Août 2014
Auteur : Dorothée Moisan | Photo : Stéphane Remael pour Causette
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