Société Publié le 30 Juillet 2014 par Anna Cuxac

En arrière toute ! IVG

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Dans le Causette #47, j'ai choisi de vous informer des reculs qui ont lieu en Europe sur le droit à l'avortement via un jeu de l'oie fait maison. L'idée ? Interpeler de manière ludique - avec une pointe de cynisme, je l'avoue - sur un phénomène qui nous inquiète toutes. En attendant, voici le texte qui accompagne le jeu et rappelle que l'IVG n'est pas un droit acquis partout en Europe, et que quand il l'est, il ne l'est pas pour toujours.

On rigole, on rigole, mais on rit jaune. Le droit à l’IVG est aujourd’hui remis en question en Europe. En automne, on s’est pris une claque avec le projet de loi espagnol qui prévoit de limiter la possibilité d’une IVG dans les seuls cas de viol et de risques graves pour la santé de la mère. La loi devrait être adoptée avant décembre 2014. Ce recul n’est de bon augure ni pour les Espagnoles ni pour leurs voisines, à qui les conservateurs peuvent désormais rétorquer que le progrès n’est plus en marche dans l’Union européenne. En Italie, le taux de médecins objecteurs de conscience oscille entre 50 et 90 %, à l’exception de la région refuge du Val d’Aoste (20 %). En Irlande, en Pologne, au Luxembourg, les conditions d’accès à l’IVG sont drastiques (viol, inceste, risques pour la femme ou le foetus), comme à Chypre, où seul le viol peut être invoqué pour y avoir recours. À Malte, vous pouvez payer en euros, mais l’avortement est strictement interdit, quelle que soit la circonstance. Balèze.

 

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre article : Avortement : des sénateurs UMP saisissent le Conseil constitutionnel, la ministre des Droits des femmes s'insurge

Publié le 30 Juillet 2014
Auteur : Anna Cuxac
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