Société Publié le 04 Juin 2014 par ERIC, UN HOMME, UN VRAI

Mais qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? 16/05/2014

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À force d’attaquer le machisme, on finit par obtenir une contre attaque. Causette, belle joueuse, le laisse parfois s’exprimer

Mademoiselle Causette,

la semaine dernière, avec mon épouse, nous sommes allés voir le film « qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? ». J'avoue que nous avons bien ri même si le sujet est grave. En tout cas, je ne suis pas étonné que vous ne l'ayez pas chroniqué : vous ne vous abaissez pas, je crois, à apprécier le cinéma non snob, et notamment celui qui montre les femmes comme elles sont et non comme on voudrait qu'elles soient.

Je vais donc vous résumer l'histoire : Claude et Marie Verneuil, de riches bourgeois de province se retrouvent obligés de livrer leur quatre charmantes filles aux représentants des différentes ethnies qui constituent désormais la diversité « à la française ». La première est donnée à un Israélite, la deuxième à un Arabe, la troisième à un Chinois et la quatrième, je vous le donne en mille, à un Noir - tous français, bien sûr. Les quatre bécasses nous servent - politiquement correct oblige - le refrain du « choix-librement-consenti-de-l'amour-plus-fort-que-le-racisme » mais à la fin, personne n'est dupe : il s'agit bien d'un échange de femelles.

 

Le malheureux père de famille interprété par l'épatant Christian Clavier doit donner ses filles à des fils d'immigrés : elles quittent la tribu du père pour celle de l'étranger et aucun des petits-enfants ne portera désormais son nom. Je n'entrerai pas dans les subtilités de « la valence différentielle des sexes » chère à l'anthropologue Françoise Héritier, une bonne vieille féministe comme vous devez les aimer, mais enfin voilà, le film n'aurait eu aucun intérêt si M. Verneuil avait eu quatre garçons. Ils auraient pu se marier avec n'importe quelle étrangère, cela n'aurait intéressé personne : si l'on s'amuse autant des mésaventures de notre bourgeois de province, c'est précisément parce qu'il a des filles, et notamment lorsque, humiliation supplémentaire, il est obligé de négocier les conditions de la cession - pardon, du mariage - de la dernière avec le père du marié, Ivoirien aussi raciste que lui.

 

Car ce film ne brocarde pas seulement les légitimes craintes que nous avons des étrangers (surtout quand il viennent habiter chez nous et féconder nos filles) mais également les résidus de cinquante années de prétendu progressisme sexuel : il exprime avec grand humour que non, avoir des garçons et des filles, ce n'est décidément pas pareil, n'en déplaise aux agitées de la revanche de genre.

Mais surtout - et c'est peut-être le plus drôle - savez-vous la réflexion instinctive que je me suis faite à propos de ces mariages ? J'ai pensé : ouf, quatre de moins, ! Si ces jeunes gars sont partants pour gâcher leur vie avec des Françaises modernes, bon débarras ! En tout cas, moi, si je devais chercher une épouse, je ne choisirais certainement pas une jeune blanche râleuse, gâtée et incapable de tenir sa maison mais plutôt l'une de ces jeunes asiatiques fidèles, dévouées et avec la peau douce ; elles sont incomparables. Alors vive l'anthropologie, vive l'échange de femelles et vive le cinéma !

 

Eric, un homme, un vrai.

Publié le 04 Juin 2014
Auteur : ERIC, UN HOMME, UN VRAI
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