Environnement Publié le 29 Avril 2014 par Eric la Blanche

Petit Ours blanc en 2048 Puisque les grands ne veulent pas comprendre, peut-être faut-il alors leur parler comme aux tout-petits...

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Tandis que la vie suit gentiment son cours, entre remaniement ministériel, inversion de la courbe du pipeau, messianique retour de la croissance, Festival de Cannes et préparation de la Coupe du monde de foutchebol, le dernier volet du cinquième rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) est tombé. Ses conclusions sont extrêmement claires : nous sommes face à ce qui est en train de devenir la plus grande catastrophe de toute l’histoire de l’humanité. La crise économique et financière que nous traversons n’est rien en comparaison de celle, écologique et alimentaire, qui nous attend. Ses conséquences, irréversibles, vont se chiffrer en milliers de milliards de dollars de dégâts et en dizaines de millions de morts. Nous ne risquons rien moins qu’un effondrement total. Et que faisons-nous ? À peu près rien. Nulle mobilisation générale ne vient et presque personne, parmi nos « élites », ne semble avoir pris la mesure des défis qui surgissent, pour nous, nos enfants et toutes les générations qui suivront. Nous n’avons pas besoin d’être rassurées par de lénifiants mensonges contre le « catastrophisme » ; la catastrophe est là, déjà, bien réelle. Elle n’est plus possible mais probable, désormais. Nous sommes intelligentes. Nous avons peur. Et nous avons raison. Causette

Petit Ours blanc demande à son papa pourquoi il y a des maisons dans l’eau. « C’est à cause des inondations, explique son papa. Avant, le climat était différent, ici. » « Il devait y avoir à manger, alors », remarque Petit Ours blanc.

 

Illustrations : Camille Besse

 

La suite dans Causette #45. 

Publié le 29 Avril 2014
Auteur : Eric la Blanche
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