Corps et Ame Publié le 27 Mars 2014 par Causette

L’attachement, un lien qui nous veut du bien

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S’attacher or not s’attacher ? Telle est la question. Pourquoi je me la pose ? Parce que je veux être heureuse, pardi ! Ne pas s’attacher, c’est cool, non ? On n’a besoin de rien ni de personne. Même pas mal. On fait ce qu’on veut. On est une femme liiiiibre ! Eh bien non. Ça va pas être possible. Parce que, à moins de vivre pendant plusieurs années dans une caverne et de devenir gaga, pardon, sage, on ne peut pas se détacher. Même si on se croit plus fort. Ce n’est pas un sentiment, une émotion, une vue de l’esprit. Non, non, non, c’est un instinct, un besoin primaire, aussi nécessaire que celui de manger. Sans objet d’attachement dès la naissance, point de salut, ou alors on marchera de guingois. Si on veut un bon câblage du cerveau, mieux vaut bien se lier. Mais pas à n’importe qui. L’autre reste notre grande aventure. Pour moi et pour la société dans laquelle je vis. On a même découvert une tendre molécule, l’ocytocine ou hormone de l’attachement. Le début de toute une histoire. Complexe et belle, vous verrez !

 

Causette

 

 

- “Une nécessité qui l’emporte sur celle de se nourrir”

Les liens que nous tissons dès la naissance façonnent nos comportements, notre rapport au monde et notre personnalité. Plongée au coeur des mécanismes de l’attachement, que nous explique Yvane Wiart, docteure en psychologie et chercheuse à l’université Paris-Descartes.

 

- S’attacher pour se libérer

Attachement ou détachement ? Vie collective ou solitaire ? Quel est le secret du bonheur pour les philosophes ? Des recherches contemporaines actualisent cette question éthique et politique.

 

- Le paradoxe du bondage : l’émancipation par la contrainte

 

- La lutte (vraiment) chevillée au corps

 

- Au bonheur des bêtes

C’est en observant nos compagnons poilus que l’éthologiste autrichien Konrad Lorenz puis le psychologue américain Harry Harlow ont pu poser les bases de l’attachement, dans la première moitié du xxe siècle. Avec son livre “Au risque d’aimer”, Claude Béata, vétérinaire comportementaliste, nous raconte ce lien au travers de jolies histoires, entre science et philosophie.

 

La suite dans Causette #44.

Publié le 27 Mars 2014
Auteur : Causette | Photo : Mylène BLANC / Plainpicture
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