Au lance-flammes Publié le 05 Mars 2014 par Chloé MAROT

Les pitchous En colère !

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Avec plus de treize mille titres parus l’an dernier, la littérature jeunesse représente une part non négligeable du marché du livre. Pourtant, la mise en avant médiatique de ces oeuvres est ridiculement rare.

 

Alors, quand, pour une fois, elles bénéficient d’un peu de visibilité, on ne peut que regretter que ce soit pour de mauvaises raisons : la médiatisation d’ouvrages antisexistes ou simplement non sexistes aurait pu et dû ouvrir un débat intéressant sur l’impact qu’ils ont sur les plus jeunes, sur l’intérêt d’une médiation adulte lors de certaines lectures ou encore sur les rôles et les objectifs généraux de la littérature enfantine. Manque de chance, le traitement de « l’affaire Tous à poil ! » s’est bien souvent limité à démontrer que des apôtres du Printemps français avaient instrumentalisé ce livre (parmid’autres) à des fins populistes. Car, enfin, il n’a jamais été question de littérature : les ouvrages n’ont pas été critiqués pour leur qualité (bonne ou pas, là n’est pas le problème), mais pour les thèmes qu’ils ont osé aborder : le corps, la famille, les stéréotypes de genre, l’homoparentalité, l’homosexualité ou encore l’ambivalence des sentiments.

 

Ce qu’il y a de positif là-dedans, c’est que tout ce petit monde semble convaincu que les livres pour enfants jouent un rôle important dans leur éducation et qu’il faut prendre très au sérieux les messages qu’ils véhiculent. Et, là, je dois dire que je suis entièrement d’accord avec eux.

 

Accusés de pervertir les enfants au point qu’il faille les « protéger » de ces lectures, ces ouvrages ont principalement en commun les dangereuses valeurs de tolérance, de respect, de liberté et d’égalité. À vous de voir si ces valeurs vous paraissent compatibles avec l’éducation des enfants !

 

 

Livres chroniqués dans les numéros précédents.

Publié le 05 Mars 2014
Auteur : Chloé MAROT
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