Publié le 21 Février 2014 par Élodie BERTHAUD

Mary Prince, esclave rebelle Caraïbes – XVIIIe-XIXe siècle

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Des Bermudes à l’Angleterre, Mary Prince a connu les coups de fouet, de cravache, le travail qui harasse, les insultes, l’humiliation. Ballottée d’un “boucher” à l’autre, l’esclave antillaise n’a pourtant jamais plié. En 1831, elle prend la parole dans un livre témoignage bouleversant et demande à être affranchie. L’acte est aussi scandaleux que courageux.

Dans les salons anglais du xixe siècle, on se soucie peu de l’origine du sucre que l’on glisse dans le thé, du tabac que l’on fume, du coton que l’on porte. Ce que les Britanniques voient des colonies, c’est l’incroyable développement des ports du royaume et les produits exotiques sur les étals. On préfère ne pas songer à l’envers honteux de cette richesse : l’esclavage. De l’autre côté de l’Atlantique, les esclaves travaillent comme des forçats dans les plantations et dans les maisons des colons. Considérés comme des chattels (« biens meubles »), ils sont moins bien traités que les animaux. Mary Prince va se révolter contre cette condition. En 1831, le témoignage de cette esclave antillaise est publié à Londres sous le titre The History of Mary Prince, a West Indian Slave (les West Indies sont les « Indes occidentales », ce qui désigne les Caraïbes). Sa sortie fait grand bruit. C’est la première fois qu’une femme noire « signe 1 » une autobiographie en Angleterre.

 

La suite dans Causette #43

Publié le 21 Février 2014
Auteur : Élodie BERTHAUD | Photo : Illustrations : Camille Besse
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