Corps et Ame Publié le 19 Décembre 2013 par Dossier réalisé par Liliane ROUDIÈRE

Empathie : au bonheur des autres !

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Vous savez quoi ? Moi, elle me plaît bien, cette petite Empathie. Une belle personne, grâce à laquelle le monde pourrait assurément se débarrasser de ses bas-fonds. C’est une jeunette dont le nom n’apparaît qu’au début du xxe siècle et qui pourtant est considérée comme « au coeur du jeu social » d’aujourd’hui, selon le psychiatre Serge Tisseron. Pour l’essayiste Jeremy Rifkin, elle représenterait même la condition de la survie de l’humanité. Rien que ça ! Mais au fond, c’est très logique : être capable de sortir de soi pour regarder le monde avec les yeux de l’autre permet de grandir dans la diversité. Cette fée se penche sur les berceaux des mammifères (eh oui, les animaux aiment la fréquenter), mais peut ensuite disparaître selon notre chemin de vie. Et une personne dénuée d’empathie est un individu à pensée réduite, qui peut parfois même se révéler dangereux. Mais la bonne nouvelle, c’est que Mlle Empathie n’est pas rancunière : vous pourrez, tout au long de votre vie, la séduire à nouveau. Il vous faudra sans doute réapprendre « les autres ». Sachez que l’art en général et la littérature en particulier constitueront vos meilleurs atouts, car ils vous feront partager la vie intérieure d’une foultitude de personnages. Et ça, ça vous ouvre un sacré champ des possibles. C’est d’ailleurs parce qu’on ne trouvait pas les mots pour exprimer l’émotion ressentie devant un tableau ou un texte que la belle Empathie est apparue. Rassurant, non ?

 

- Un jeu de rôles ? Patricia Attigui est psychanalyste, membre du centre de recherche en psychopathologie et psychologie clinique à l’université Lumière-Lyon-2. Elle a placé l’empathie au centre de son approche thérapeutique.

 

- Le “serial killer”, narcissique primaire : l’empathie n’est pas à la portée de tous. Les tueurs en série, par exemple, en sont dénués.

 

- L’empathie, oui, mais jusqu’à quel point ? Ils sont cancérologue, avocate pénaliste, infirmière en gériatrie, agent des pompes funèbres... Chaque jour, ils sont confrontés à la souffrance, la peine, le désarroi, la misère. Comment gèrent-ils leur empathie pour ne pas perdre pied ?

 

- Société cherche dirigeants bienveillants En période de crise, la cote de l’empathie ne cesse de grimper dans les boîtes... pour mieux accroître leur chiffre d’affaires.

 

- Humanitaires : l’efficacité d’abord Les ONG mettent en avant leur efficacité pour flatter la fibre militante des donateurs.

 

- Le chimpanzé, ce détracteur du libéralisme d’après le primatologue Frans de Waal, l’empathie n’est pas réservée aux seuls
êtres humains puisque tous les mammifères en sont dotés. Et c’est ainsi que les chimpanzés mirent à mal le libéralisme économique. Bizarre ? Vous allez voir.

 

- Hugo Horiot, empereur de sa vie À voir cet homme à la trentaine élégante, décontracté et éloquent, on a du mal à croire qu’Hugo Horiot souffre du syndrome d’Asperger, l’une des nombreuses formes de l’autisme. Avec une volonté acharnée, il a réussi à rendre son trouble « insoupçonnable ». Il confie à “Causette” les sentiments qui ont peuplé sa prison intérieure.

 

La suite dans Causette #41

 

Publié le 19 Décembre 2013
Auteur : Dossier réalisé par Liliane ROUDIÈRE | Photo : Julie CERISE pour Causette
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