Santé Publié le 19 Décembre 2013 par Maxence KAGNI

Sous la layette, la rage

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Face à la dégradation de leurs conditions de travail, les sages-femmes réclament l’obtention d’un nouveau statut. En grève depuis le 16 octobre, elles se heurtent à la mâle résistance d’une partie du corps médical, soucieuse de ne pas renoncer à ses prérogatives. Et encline à mépriser une profession de “bonnes femmes”.

"Nous sommes invisibles." Les mots d’Annie-Claude Ottan, animatrice du collectif des sages-femmes de la CGT, résument le malaise de toute une filière. En grève depuis mi-octobre, elles ont bien du mal à faire entendre leurs revendications. Le sort de cette profession, féminine à 98 % et spécialisée dans le suivi des grossesses sans risques (dites physiologiques), peine à mobiliser l’opinion. Un paradoxe, sinon une provocation, sous nos latitudes où le taux de natalité – deux enfants par femme en 2012 – constitue, à en croire les politiques, une planche de salut face à la crise. Le mouvement de contestation, lancé par l’Organisation nationale des syndicats de sages-femmes (ONSSF), serait pourtant suivi par 70 % des praticiennes (libérales ou hospitalières) et par 90 % des maternités publiques. Les objectifs des grévistes sont simples : davantage de reconnaissance, revalorisation salariale et, surtout, amélioration de leurs conditions de travail.

 

La suite dans Causette #41

Publié le 19 Décembre 2013
Auteur : Maxence KAGNI | Photo : L.Souci / BSIP
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