Corps et Ame Publié le 19 Décembre 2013 par Dossier réalisé par Élodie Berthaud, Margot Loizillon et Liliane Roudière -

La gloire de ma mère (célibataire)

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En France, près de trois millions d’enfants vivent avec leur mère dans un foyer monoparental. Être maman solo, c’est une tannée. Elles vivent une course contre la montre, rongées par la culpabilité et le devoir de bien faire. À l’impossible elles sont tenues, et elles s’y tiennent.

I have a dream. J’ai rêvé d’un monde où les femmes seraient libres de travailler, de divorcer, de disposer de leur corps. Libres d’avoir et d’élever des enfants hors mariage, sans que ceux-ci soient des bâtards. Les années 1970, grâce à la lutte des féministes, ont exaucé ce rêve. Quarante ans plus tard, c’est la gueule de bois. Ces avancées spectaculaires ont eu un effet boomerang, inattendu et vicieux : car ce que les femmes ont oublié de demander (ou n’ont pas osé), c’est une réorganisation de la société en fonction de cette nouvelle ère. Le nombre de mamans solo a explosé : elles sont aujourd’hui deux fois et demie plus nombreuses qu’en 1968 et, pour la plupart, c’est la grosse galère.

 

- Un sacerdoce heureux : qu’elles aient fui un foyer moribond, fait un bébé toutes seules, voulu changer de couple ou qu’elles aient été plaquées par leur mec, les mères solo partagent une destinée faite de galères et de sueurs froides. Les magazines féminins nous avaient presque persuadées que ces mères-là étaient des femmes émancipées, travaillant le jour, biberonnant le soir, sortant et flirtant la nuit. La réalité est plus terne. Mais pas triste pour autant.

 

- Mamans solo : les chiffres

 

- Culpabilité, le mal des mères : Rencontre avec Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste. Responsable de l’unité de thérapie familiale dans le service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

 

- Une loi pour aider les femmes

 

- Papa où t’es ? : « Où t’es, Papaoutai ? », demande le chanteur belge Stromae dans un tube qui ne vous aura pas échappé. En effet, après une séparation, la résidence des enfants est fixée, dans sept cas sur dix 1, chez leur mère. Et n’en déplaise à ceux qui grimpent sur les grues, très souvent, les pères ne demandent pas la garde. Un chiffre alarmant, et tabou, s’ajoute à cette réalité : un mineur sur dix ne voit plus son père. Abandon ? Désertion ? Papa, dis-nous où t’es caché.

 

- Quand la misère s’en mêle... Souvent, après la séparation, les liens père-enfants se distendent, s’effilochent, s’abîment.
La distance s’accroît quand les papas connaissent des difficultés économiques.

 

- Les papas anonymes : certains pères, au bout du rouleau, vont jusqu’à grimper sur une grue pour réclamer justice. D’autres, à la colère plus silencieuse, se réunissent dans des groupes de parole.

 

La suite dans Causette #41

Publié le 19 Décembre 2013
Auteur : Dossier réalisé par Élodie Berthaud, Margot Loizillon et Liliane Roudière - | Photo : Franck Juéry pour Causette
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