La cabine d'effeuillage Publié le 25 Juin 2013 par Chloé Marot

Walter, le gentil méchant Belge

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Sur les portes d’entrée du théâtre, on pourrait afficher cet avertissement : « Cher public, abandonne tout espoir de passer entre les gouttes, car, ce soir, c’est Walter qui vanne… et qui régale ! » Femmes, hommes, enfants, juifs, cathos, musulmans, homos, hétéros, Asiatiques, Noirs…, l’humoriste belge se paie la tête de la planète. Même les pourpres (oui, oui, les pourpres !) se font dézinguer, sur fond d’écriture ciselée et de cynisme jubilatoire.

Dès que Walter se présente sur la scène sombre du Point Virgule, c’est son élégance qui frappe. Mais à peine ce dandy de 40 ans tout rond a-t-il ouvert la bouche que deux autres évidences s’imposent : ce gars-là est belge et il est méchant. « Je ne mets pas les Noirs et les homos dans le même panier. Je sais très bien que quand on est noir c’est beaucoup plus facile de l’annoncer à ses parents. » Le sniper de la déconne est aussi très honnête, puisque Walter, belge et méchant, c’est le titre de son one-man-show. Gamin, Bertrand Wautlet, de son vrai nom, se bidonnait devant Pierre Desproges, Thierry Le Luron et Coluche. Adulte, il a « écrit le spectacle qu’[il aurait] bien voulu aller voir ». Un voyage en « Absurdie » qui mêle jeux de mots, sketchs ou encore théâtre, au travers d’une hilarante galerie de personnages. « Il faut varier les plaisirs, confie-t-il, sinon ça devient prévisible. »

 

La suite dans Causette #37.

Publié le 25 Juin 2013
Auteur : Chloé Marot | Photo : Christophe Meireis
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