LA FESSE CACHEE DE LA MENAGERE Publié le 27 Mai 2013 par Propos recueillis par Agnès Giard

« Il a juste dit d’un air triste : “Oh, tu ne m’aimes plus” »

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Parce que la femme, la maman et la putain ne sont pas toujours celles que vous croyez, et surtout parce qu’elles sont souvent une seule et même personne, Causette s’est plongée dans la vraie vie. Comment vivons-nous notre vie sexuelle ? Loin des sondages, des injonctions, des idées farfelues, la vie de la ménagère est-elle aussi normée qu’on le croit ? À voir…

« J’ai 35 ans, je suis maître de conférences en littérature à Grenoble, spécialiste de Ionesco. Mon père, taciturne, colérique, était une caricature de gendarme. Ma mère, femme au foyer, m’a appris très tôt que tout ce qui touchait au corps était mal. Nous vivions dans une caserne au fin fond du Jura. Je n’avais le droit ni d’inviter des amies ni d’aller chez elles. Je devais avoir 4 ou 5 ans quand mon petit voisin de palier m’a proposé de me montrer son zizi si je lui montrais le mien. Quand ma mère l’a appris, elle m’a fait savoir que les filles comme moi devenaient des prostituées. Pendant la douche, elle a dirigé le jet vers mon sexe : « De toute façon, il est moche ton zizi. » Résultat : quand, à 7 ans, un « bon ami » de mes parents m’a imposé des fellations, je n’ai rien osé dire. »

 

La suite dans Causette #36.

Publié le 27 Mai 2013
Auteur : Propos recueillis par Agnès Giard | Photo : Karen Linke / Picturetank
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