La copine de Causette Publié le 25 Mars 2013 par CAUSETTE

Lola Pescado Les femmes lui disent merci !

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Il est fort probable que ce nom ne vous dise rien. Plus pour longtemps. Son autobiographie sort en mai prochain et, croyez-moi, il va y avoir du rififi dans les chaumières ! Depuis des années, de manière indirecte, Lola est notre copine à toutes. Tout simplement parce qu’on lui doit la molécule du Spasfon Lyoc. Vous ne le saviez pas ? Elle non plus ! Elle s’est confiée à Causette, en exclusivité, avant de repartir à travers le monde pour sauver les Raognani, sa tribu d’adoption en Amazonie. Quand la réalité dépasse la fiction.

C'est une jeune femme pétillante qui nous accueille dans les serres de l'École du Breuil, à Paris. Lola prend le temps de nous présenter chaque plante comme on présenterait des potes. Avec une affection particulière pour cette fleur au doux nom de Haemanthus multiflorus. « Elle ressemble à une molécule, vous ne trouvez pas ? » Ah... ce n'était pas la première idée qui nous serait venue à l'esprit ! Mais il faut dire que la pharmacopée, c'est un peu son obsession aujourd'hui. Disons qu'elle a quelques comptes à régler avec les labos. Son combat débute. Ici.
Rien ne prédestinait cette jeune quadragénaire à entrer en guerre contre les eu une vie discrète, dédiée à la nature et aux autres. Née dans un petit village Cévenol, elle est élevée par un père espagnol, José, maçon spécialisé en plafonnage. « Un homme remarquable, qui m'a élevée dans un amour que je qualifierais de taiseux. Les démonstrations d'affection, ce n'était pas son fort, mais il a su me donner les bases nécessaires : respect, travail, protection. Je n'ai jamais manqué de rien. » Quant à sa mère ? « Je ne l'ai pas connue », souffle-t-elle dans un sourire encore triste aujourd'hui, malgré le soleil qui caresse les verrières. Un peu plus tard, nous apprendrons qu'une fois sortie de la maternité « Maman est partie ». Est-ce cette part manquante, cette béance, qui a fait de Lola une aventurière incapable de se stabiliser en un lieu, dans un métier ? « Je ne pensais qu'à la liberté, je ne voulais jamais m'arrêter et je voulais aider les autres, mais rester libre. » Encore lycéenne, elle aime passer ses week-ends à accompagner des jeunes handicapées dans diverses activités : « Parfois, nous réussissions à partir deux jours en camping, et je vous assure que je n'ai jamais eu l'impression
de donner, mais bien plus de recevoir des shoots d'humanité. »

 

La suite dans Causette #34...

Publié le 25 Mars 2013
Auteur : CAUSETTE | Photo : Christophe Mereis
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