Culture Publié le 08 Janvier 2013 par Bertrand Dicale

L'étrange gloire de Saez

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Damien Saez, l'enfant terrible de la chanson française, livre son septième opus, "Messina", sans promo ou presque, mais qui fait déjà grand bruit. Rencontre avec un artiste au verbe enflammé, féroce contempteur de la société de consommation, qui, tout en refusant de se prêter au jeu de la marchandisation des médias, enregistre des chiffres de ventes insolentes à chaque album.


La notoriété ? « Je n'ai pas l'impression d'avoir de la notoriété. Personne ne me reconnaît, personne ne me parle dans la rue. Mais je crois que ce que je fais a une notoriété. » Voilà qui est dit. Sa tête ne vous dit rien? C'est exprès. Damien Saez a exprimé une unique demande avant de rencontrer Causette : que notre photographe ne prenne qu'une seule photo. Pas de mise en scène, pas de poses multiples, rien de ce qui fonde la connivence de principe entre la presse et ceux qu'elle appelle ses « bons clients » - chanteurs qui se déguisent, artistes qui ouvrent largement les portes de leur univers intime, vedettes qui se soumettent gentiment à la fantaisie des photographes... Et Causette a plus que respecté son engagement : aucun cliché n'a finalement été pris.
Sa position est claire : « Je ne suis pas sûr que la vente de soi-même pour avoir plus de clients pour son magasin fasse écrire de meilleures chansons. » Lui, il compose, écrit et enregistre des chansons dont il avoue volontiers l'ambition artistique. Et il insiste : « Il faut aussi vivre de normalité pour imaginer l'exceptionnel. Il y a une balance à trouver avec soi-même. » Voilà pourquoi il refuse les journaux télévisés, les talk-shows, les émissions musicales, les pubs télé, les «interviews vérité».

 

... La suite dans Causette #30

Publié le 08 Janvier 2013
Auteur : Bertrand Dicale | Photo : Mathieu Morelle
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