Publié le 08 Janvier 2013 par Agnès Giard

Emmanuelle : « J'aime un homme marié... malgré moi »

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« Je m'appelle Emmanuelle, je suis née en 1976. Ma mère était infirmière en hôpital psychiatrique, branchée Freud, Dolto, Lacan... Mon père, bancaire, sportif. Ils formaient un couple désuni, déchiré, ce qui m'a probablement donné de l'amour une vision pessimiste: le cœur, c'est compliqué... À 15 ans, j'ai trouvé la tendresse dans les bras d'un garçon qui m'a fait découvrir mon corps, le plaisir. Ça a duré quatre ans, mais, comme la plupart des histoires que j'ai vécues par la suite, ça s'est mal fini. Les hommes qui m'aiment comme des fous ne m'inté- ressent pas. Je recherche ceux qui représentent un défi. Le père de mes enfants était un homme que j'admirais : sociable, drôle et beau. Trop beau pour moi ? Je répétais sans cesse que je ne croyais pas qu'un couple puisse vivre sans infidélité, j'étais réaliste. Lui criait haut et fort qu'il ne me tromperait jamais, que j'étais « la femme de [sa] vie ». Mais il a fini par avoir une histoire de cul, rapide, qu'il a niée malgré les évidences: j'avais découvert le SMS. Je m'y étais préparée. Malgré tout, bien sûr, il y a eu les oreilles qui bourdonnent et la vision qui s'obscurcit brutalement. Puis le vide, la chute vertigineuse vers le sol qui s'ouvre. Ensuite, je me suis rappelé toutes ces intuitions et je m'en suis voulu de les avoir enfouies profondément en moi.

 

... La suite dans Causette #30

Publié le 08 Janvier 2013
Auteur : Agnès Giard | Photo : Franck Juéry
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