Culture Publié le 26 Octobre 2012 par Bertand Dicale

Mina Tindle, la Frenchie de l'année

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Une musique pure et foisonnante, un timbre magnifiquement voilé... Sur le marché encombré de la folk-pop anglophone, Mina étincelle. Elle a été l’une des artistes à enflammer notre Tea Party.

Sur le site Internet de Pauline, les rubriques s'appellent «news», « music » ou « biography ». Après tout, Pauline de Lassus s'appelle désor- mais Mina Tindle, comme Jean-Philippe Smet a choisi de s'appeler Johnny Hallyday. Est-ce que le rapport à l'Amérique et à sa culture fantasmée est plus sain qu'il y a cinquante ans? On ne tranchera pas, mais nécessité fait loi: il y a dix ou quinze ans, Pauline serait restée Pauline et se serait battue dans le peloton des nouvelles chanteuses françaises de l'année. Mais, en cette année 2012, Mina Tindle compte parmi les sensations douces et riches dont on ne sait si elles sont symptôme ou cure de l'interminable crise de la production musicale. Sur le marché mondial de la musique connectée, elle a une belle carte à jouer avec son folk-pop anglophone. On s'amuse forcément que Pauline de Lassus, portant le nom de l'un des plus grands compositeurs français de la Renaissance (mais descendante de Charles Gounod, celui de l'air castafiorien Ah ! je ris de me voir si belle), ait choisi un pseudonyme en faisant un à-peu-près sur le nom de Milo Tindle, le génial personnage incarné par Michael Caine dans Le Limier, de Joseph Mankiewicz.

 

... La suite dans Causette #29

Publié le 26 Octobre 2012
Auteur : Bertand Dicale | Photo : Christophe Meireis
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