Culture Publié le 31 Mai 2012

Not et Dead sont dans un bateau

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"Chacun de nos films raconte en fait la même histoire : la libération de quelqu'un grâce à l'amitiéet à l'art." On se souvient de "Louise-Michel" (2008) ou de "Mammuth" (2010) où des personnages de guingois, dans un univers de seconde zone, vont soudain reprendre leur vie en main. Dans "Le Grand Soir", leur cinquième film, Benoît Delépine et Gustave Kervern 2 continuent d'explorer l'individu seul face à une société déshumanisée et de s'émerveiller de ces petites étincelles qui permettent d'y survivre. Ici, c'est à la métamorphose de Jean-Pierre que l'on va assister. Avec un punk à chien dans le rôle du dalaï-lama.

Dans une zone commerciale, les Bonzini (Brigitte Fontaine et Areski Belkacem) épluchent des pommes de terre. Ils ont un restaurant, La Pataterie, mais surtout deux grands fils, quadragénaires assez encombrants. Not (Benoît Poelvoorde) qui s'autoproclame « le plus vieux punk à chien d'Europe » et Jean- Pierre (Albert Dupontel), vendeur appliqué en literie qui aime être « aux normes ». Tout les sépare, jusqu'à ce que Jean-Pierre soit viré de son entreprise. La rage et le sentiment d'injustice vont rapprocher les deux frères. Not va « libérer du joug de l'emploi » Jean-Pierre et l'initier à la rebelle attitude. Jean-Pierre devient Dead. Not et Dead veulent changer le monde, ils veulent leur révolution, leur grand soir, leur printemps arabe. Pour cela, ils iront jusqu'à l'immolation. « On n'est pas plus cons qu'un vendeur de légumes, non ? » Si, un peu. Mais chuuuut ! On ne vous raconte pas la suite. Ce serait de la cruauté.

 

... la suite dans Causette #25...

Publié le 31 Mai 2012

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