Les gens Publié le 17 Décembre 2009 par Perrine Beaufils et Géraldine De Margerie

Les nouvelles amazones du burlesque De l'art de porter la culotte

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Le burlesque, ça n'est pas seulement la bouffonnerie façon Jacques Tati, Pierre Richard ou Leslie Nielsen. Le mot désigne aussi ces filles à frange, tout en porte-jarretelles et eye-liner qui s'effeuillent sur scène. Du strip-tease, peut-être, mais l'esprit en plus.

 

Dérangeant, le burlesque n'est pas là simplement pour assouvir le plaisir passif de la contemplation. Ni pour ménager son public. Passé par de multiples étapes (voir encadré), le genre a vu apparaître des filles qui ont choisi de se démarquer du burlesque glamour où le spectateur n'a rien d'autre à interpréter que la vue de belles filles dans de beaux costumes.

 

C'est le cas, entre autres, de Mimi de Montmartre, qui redonne au show sa vraie signification: l'entremêlement du grotesque au strip-tease, «qui provoque les cris, qui fait rire les gens, et qui ne se prend pas au sérieux». Ses références: les pin-up* des années 50, Betty Page ou les amazones sur-sexuées et violentes de Russ Meyer. Disciple du Velvet Hammer*, Mimi se réclame d'un burlesque détendu, qui recherche et exprime un corps véritable, «accessible, qui permet aux autres femmes de s'identifier plus facilement, de se défaire de leurs complexes (...)Je ne peux pas me permettre de faire comme Dita von Teese, je n'ai pas les mêmes mensurations, et je n'ai pas nonplus l'ambition d'être dans la per­fection.»

 

 

...la suite dans Causette#2...

 

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Publié le 17 Décembre 2009
Auteur : Perrine Beaufils et Géraldine De Margerie | Photo : Christophe Meireis
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