PENDANT CE TEMPS-LA Publié le 28 Février 2012 par Causette

Hongrois qu’on a un chien et en fait, c’est une serpillère


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Le Parlement hongrois, dominé par le Fidesz du Premier ministre Viktor Orban, vient de voter l'instauration d'une taxe sur les chiens. De quelque 6 000 forints par an (un peu moins de 20 euros) pour une bête à poils sans histoires, la douloureuse peut atteindre 20 000 forints (65 euros) pour une race dite dangereuse. 

Dans un esprit très famille-patrie - le cachet « Pedigree Pal » en plus -, le Parlement a exonéré les chiens d'aveugles et les chiens policiers. Et aussi (surtout ?) toutes les races de toutous authentiquement hongroises. Parmi elles, le vizsla, le puli, le pumi, le kuvasz et notre préférée : le très velu komondor ! Le charme textile de ce dernier mérite qu'on s'y attarde un peu : c'est une race à l'élégance complexe, à mi-chemin entre une serpillère et une méduse, qui est, paraît-il, très bonne gardienne de troupeaux. Le komondor fait, de surcroît, partie de l'histoire et du folklore nationaux : à la fin du premier millénaire, il gambadait aux côtés des nomades magyars venus tout droit des steppes d'Asie centrale pour fonder, sur les bords du Danube, un royaume appelé à devenir la Grande Hongrie. Le komondor n'est donc pas qu'un chien « Swiffer » bon à lustrer vos carrelages : c'est en quelque sorte le souvenir incarné d'un concept territorial cher au très nostalgique Viktor Orban. Et, bien qu'il soit l'une des races responsables du plus grand nombre de morsures en Hongrie, il ne sera pas taxé, le chien facho à lustrer les cuivres !

Publié le 28 Février 2012
Auteur : Causette | Photo : PICANI/BIOSPHOTO
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