Au lance-flammes Publié le 24 Janvier 2012 par Causette

Sophie de Menthon Au boulot, les Marmots !

blog post image

Ce qui est bien avec les noms à particule, c’est qu’ils en imposent et qu’on devine de suite la grande classe qui va avec. Mais si: Dominique de Villepin, Valéry Giscard d’Estaing, Bernard de La Villardière... Ah! Non? Si. Moi je leur trouve un petit côté suranné, ambiance noblesse déchue. Alors quand on voit Sophie de Menthon à la télé ou qu’on l’entend à la radio (elle est l’invitée récurrente des Grandes Gueules, sur RMC), on pourrait se dire qu’elle présente bien. Et puis elle est présidente d’un mouvement patronal nommé «Ethic». Mignon, mais ça sent l’arnaque, vous me direz. Et vous n’aurez pas tort: en mai 2010, sur Arte, lors d’une émission sur la violence au travail, ainsi se présente-t-elle : « J’étais la première à avoir des centres d’appel en France [...] J’ai délocalisé en Tunisie, et j’en suis très fière ! »

 

C’était fait : en une phrase, je la détestais. Champiooonne du mooonde ! Mais le doublé de Menthon n’était pas loin: en décembre, sur RMC, elle est prise à partie par un auditeur qui lui reproche d’avoir cautionné les multinationales employant des enfants dans les pays en développement. La patronne d’Ethic (lol) répond, sur l’air du « soyons pragmatique » : « Il y a des enfants qui font vivre leur famille entière, et ces multinationales, en accord avec l’Unicef, ont décidé que, oui, on allait maintenir le travail des enfants. » Menthon éhontément ! Car l’Unicef a écrit n’être «pas opposé au travail que les enfants peuvent effectuer chez eux, dans la ferme familiale ou dans une entreprise familiale, tant que ce travail ne nuit pas à leur santé et à leur bien-être, et à condition qu’il ne les empêche pas d’aller à l’école et de profiter de leur enfance. » Fabriquer des feux d’artifice et des pétards le cul sur la poudre ou des baskets Nike douze heures par jour, pas sûr que ça corresponde aux rêves de l’Unicef...

 

Mais la blonde au sourire Ultra Brite va plus loin, et déclare sans rire : « Les multinationales, elles donnent énormément et elles les aident. Ceux qui les exploitent, ce sont les PME!» Une femme qui a cette vision du monde, je ne lui confierais même pas les enfants d'une autre!

 

Le croque-mitaine est de retour, sous un brushing trompeur... Super manageuse façon McDo, cette « Nadine de Rothschild du dialogue social » a lancé en 2001 la «Fête des entreprises», sous le slogan «J’aime ma boîte». Le but : fédérer salariés et patrons, le temps d’une journée, autour de moments de « convivialité ». Ça doit être fameux, une « Fête » à ses côtés. Exemple de sa chaleur humaine, encore sur Arte : « L’autre jour, il y avait un homme qui était très favorable à la “décroissance”, car il était en train de mendier à la Gare de Lyon. Je lui ai donné un euro et je lui ai dit: “Tiens, soyez gentil, montez-moi ma valise.” Il m’a rendu mon euro et m’a dit: “Je suis mendiant, pas larbin.” J’ai trouvé ça extraordinaire, car ça ne pouvait arriver qu’en France ! » Hé, Sophie, la France, vu que vous ne l’aimez pas... quittez-la !

Publié le 24 Janvier 2012
Auteur : Causette | Photo : MORPHEEN
7159 vues | 0 commentaire

Déposez votre commentaire
J'aime Causette