Publié le 24 Janvier 2012 par Agnès Giard

Mystique jouissance Andrea

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Parce que la femme, la mère et la pute ne sont pas toujours celles que vous croyez, et surtout parce qu’elles sont souvent une seule et même personne, Causette s’est plongée dans la vraie vie. Comment vivons-nous notre vie sexuelle ? Loin des sondages, des injonctions, des idées farfelues, la vie de la ménagère est-elle aussi normée qu’on le croit ? À voir...

 

 

‘‘Je suis née dans une ville de garnison en Haute-Marne, d’un aviateur haut gradé et d’une kiné féministe. Mon père, self-made-man charismatique, était un très bel homme mais volage. C’est lui qui m’a fait aimer l’homme et son mystère – sa beauté comme ses petitesses. Je lui dois aussi mon assurance. Il a su me faire aimer la femme qui était en moi. Lorsque je me pomponnais pour une occasion, il sifflait avec admiration. Lorsque j’étais face à un obstacle, il me disait : “Tu es une Pradel (mon nom de jeune fille), tu vas y arriver.” Comme lui, j’éduque mes enfants pour faire éclore leur personnalité, en les couvrant de regards chaleureux, confiants. Car c’est ainsi que mon père m’a faite. Lorsqu’on a été aimé par un roi – fort et fragile à la fois – on se sait irrésistible.

 

Ma mère, elle, était membre du MFPF [Mouvement français pour le planning familial, ndlr], très libre dans ses propos sur la sexualité, mais avec pudeur néanmoins. Ma chambre était une bibliothèque remplie aussi bien d’Émilie Brontë, d’Anaïs Nin que de Penthouse et d’Union. Les principes de mon éducation: liberté, détermination.

 

 

... la suite dans Causette #21...

 

 

Publié le 24 Janvier 2012
Auteur : Agnès Giard | Photo : Pia ELiZONDO/AGENCE VU
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